États-Unis
Le géant pétrolier BP, exploitant de la plateforme dont l’explosion le 22 avril a provoqué la catastrophe, et les autorités américaines cherchent une nouvelle solution pour stopper l’hémorragie de pétrole dans le golfe du Mexique, après l’échec de la pose du fameux «couvercle». Pendant ce temps, ce sont 800 000 litres de pétrole qui se déversent chaque jour. Le 10 mai, la proposition d’installer un nouveau couvercle a été faite. «Il s’agit d’un système beaucoup plus petit, a expliqué Doug Suttles, directeur d’exploitation de BP. Pour éviter la formation de cristaux, de l’eau chaude sera injectée à l’intérieur, ainsi que du méthanol qui bloque la formation d’hydrates.» Mais qui dit petite taille dit moins d’efficacité pour contenir le pétrole… BP a annoncé que la marée noire lui avait déjà coûté 350 millions de dollars. La somme pourrait s’évaluer au final en milliards. Et pour la planète, qu’en est-il?
Grèce
Le 10 mai, le gouvernement grec a adopté sa réforme des retraites, «mesure phare d’une cure d’austérité imposée en contrepartie du sauvetage financier du pays, prévoyant des coupes claires dans les pensions». Évidemment, ces mesures ont d’ores et déjà été dénoncées par les syndicats qui vont à nouveau manifester leur mécontentement. Mais il semblerait que le gouvernement grec n’ait pas beaucoup de choix s’il veut tenir la promesse faite à l’Union européenne et au Fonds monétaire international (FMI) en échange d’une aide de 110 milliards d’euros pour lui éviter la banqueroute. «Nous sommes devant un dilemme historique: permettre ou éviter l’effondrement du système des retraites», a souligné le ministre du Travail Andréas Loverdos.
Irak
Ce lundi 10 mai, l’Irak a connu sa journée la plus sanglante depuis le début de l’année avec au moins 68 personnes décédées et plus de 250 blessées dans une triple attaque: des attentats à la voiture piégée contre des ouvriers d’une usine et les forces de sécurité; un kamikaze qui a attendu l’arrivée des secours pour se faire sauter et une bombe près d’une mosquée chiite. Rappelons que ces violences surviennent alors que le pays est toujours sans nouveau gouvernement plus de deux mois après les élections législatives du 7 mars, et trois semaines après la mort des deux principaux chefs de la branche irakienne d’Al-Qaïda.
Portugal
Du 11 au 15 mai, le Portugal a réservé un accueil chaleureux et festif au pape Benoît XVI et ce, malgré le fait que l’Église catholique traverse l’une des pires crises de son histoire avec tous les scandales pédophiles dans lesquels elle semble impliquée. L’épiscopat portugais souhaitait faire du séjour du souverain pontife «un grand moment d’allégresse». À Fatima, la ville-sanctuaire qui, selon le Vatican, «sera au cœur du voyage papal», les rues ont même été parfumées pour laisser planer une «légère odeur de citron». De plus, malgré la crise budgétaire, le gouvernement socialiste a accordé un congé exceptionnel aux fonctionnaires pour assister aux messes. «Il s’agit d’accueillir un chef d’État, pas de faire une quelconque propagande» a plaidé le porte-parole de l’épiscopat, le père Manuel Morujao, qui a souligné que «le pape parlera à tous les Portugais, qu’ils soient catholiques ou non». Même aux militants anti-sida qui comptent distribuer plus de 25 000 préservatifs pendant la visite pontificale?
Turquie
Le leader de l’opposition en Turquie, Deniz Baykal, a démissionné après la diffusion sur Internet d’une vidéo montrant une relation extraconjugale. L’homme s’est dit victime d’une conspiration. «Ce n’est pas une vidéo à caractère sexuel, c’est une conspiration [...] Ceux qui sont derrière cette conspiration l’ont fait pour des raisons politiques», a déclaré le leader du Parti républicain du peuple, un parti qui défend les valeurs de la laïcité face au gouvernement issu de la mouvance islamiste. «Je démissionne de la présidence du parti, mais ma démission ne signifie pas que j’abandonne ou que je tente d’échapper à cette conspiration. Au contraire, c’est un défi», a déclaré l’homme de 71 ans, sans jamais admettre explicitement avoir eu une relation sexuelle hors mariage. «Cette conspiration ne vise pas qu’une personne, mais la lutte de notre parti, pour la défense de la République, de la démocratie et de l’État de droit », a-t-il accusé.


