On dit souvent que les voyages forment la jeunesse. Si vous jetez un simple coup d’œil aux programmes disponibles à Voyages campus, ça fait rêver! Pour ma part, j’ai toujours aimé voyager, mais je ne l’ai fait seulement que pour quelques semaines. Le truc, c’est d’avoir le courage de partir longtemps!
Isabelle Morin
Le mois dernier, j’ai eu la chance de vivre une expérience de voyage extraordinaire. Non seulement j’ai voyagé, mais j’ai aussi découvert une partie de l’autre bout du monde. J’ai découvert la Thaïlande, sa culture, sa végétation, ses dangers… en faisant l’expérience d’un sentiment unique en son genre: le dépaysement.
Moi qui ai peur de partir longtemps, j’ai appris à connaître des gens qui, je le crois, me ressemblent et voyagent à travers le monde pendant de longues périodes. Dans ce cas-là, il faut savoir se détacher de la réalité occidentale, du travail, de la routine et de l’organisation de ses journées à l’avance. Non seulement faut-il voyager et visiter d’autres pays, mais il faut également aller au-delà des endroits touristiques et commerciaux qui sont, certes, attrayants, mais pas nécessairement dépaysants pour la majorité nord-américaine.
Après un voyage comme celui-là, je reviens à la maison en prenant bien soin de distinguer les multiples différences culturelles qui existent entre l’Occident et l’Orient. Cette idée de comparaison permet une réflexion que seule la découverte d’une autre culture peut engendrer. L’autre bout du monde, c’est aussi une façon complètement différente de communiquer, des habitudes de vie que les occidentaux ne sauraient comprendre sans les voir et une religion qui dicte une manière de penser plutôt que des ordres sur la façon d’agir de ses croyants.
C’est bien beau tout ça, mais je ne vous raconte pas ça tout simplement: en revenant de voyager pendant un mois, je me suis promis de faire une vraie expérience de dépaysement. Je veux vivre avec les gens d’une autre culture et avoir le temps de m’imprégner de leurs habitudes de vie, voir ce qu’ils mangent quotidiennement et m’adapter à leur horaire. À bien y penser, c’est exactement ce que nous offrent, dans un contexte plus sérieux qu’un voyage estival, les stages ou les sessions à l’étranger. Cette option que nous offre l’Université de Sherbrooke est peut-être méconnue, mais les études à l’étranger offrent plusieurs programmes permettant aux étudiants de s’imprégner de nouvelles cultures en découvrant d’autres pays. Plusieurs conditions de départ semblent complexes pour certains étudiants, mais il vaut grandement la peine de faire quelques efforts pour passer une session entière à découvrir un pays, et ce, tout en avançant ses études universitaires, n’est-ce pas?
Il faut d’abord savoir que le départ à l’étranger prend de la planification: les séances d’information se font, au minimum, un an à l’avance. Bien entendu, l’Université exige une moyenne minimale, qui est de 2,4/4,3, pour s’assurer du sérieux de ses étudiants. Outre ces conditions de l’Université de Sherbrooke, il faut prévoir où habiter et se documenter quelque peu sur la destination visée avant le grand départ. Tout cela semble prendre beaucoup de temps et d’organisation pour les étudiants, mais rien ne vaudra une expérience comme celle-là. Je sais que la découverte de plusieurs pays me permettra de mieux m’adapter à des situations hors de mon ordinaire, de m’ouvrir sur le monde et d’être capable, par la suite, de fonctionner et de communiquer plus facilement avec les étrangers.
Même si l’argent peut se faire rare dans nos vies d’étudiants, la découverte des différents peuples de notre planète est importante. Avec plus de 6.5 milliards de concitoyens, il est évidemment impossible d’apprendre à les connaître tous dans une vie, mais s’ouvrir sur le monde ne peut certainement pas nuire. Après le développement spectaculaire du commerce international, notre planète en est aujourd’hui à un stade où tous ses habitants doivent s’allier pour aider à sa survie. C’est par le voyage que c’est possible et il faut continuer à croire que ce sera notre génération qui fera changer les choses.


