L’Université de Sherbrooke et l’Université Bishop’s seront les hôtes du 79e Congrès annuel de l’Association francophone pour le savoir – Acfas, qui se tiendra du 9 au 13 mai 2011. Cette importante rencontre scientifique devrait réunir plus de 5000 éminents chercheurs des quatre coins du globe et de toutes les disciplines de recherche.
Olivier Robichaud
Coprésidée par Jacques Beauvais, vice-recteur à la recherche de l’Université de Sherbrooke, et Michael Childs, vice-recteur académique à l’Université Bishop’s, le congrès se déroulera autour du thème Curiosité, Diversité, Responsabilité. Ces mots représentent les trois piliers fondamentaux de la recherche scientifique, selon le site Internet de l’organisme.
La tâche s’annonce lourde pour les organisateurs, à en juger par les chiffres du dernier congrès, qui s’est terminé il y a tout juste un mois à l’Université de Montréal. Plus de 5600 congressistes étaient réunis pour assister à 200 colloques et activités spéciales, sans parler des 3500 communications diffusées et des 60 journalistes accrédités à gérer. Ce rendez-vous annuel de l’Acfas est en effet le plus important événement scientifique multidisciplinaire de toute la francophonie.
Promouvoir la recherche en français
L’Acfas a vu le jour en 1923, sous le nom d’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (d’où son acronyme). Le but était de diffuser, en français, les avancées scientifiques dans différents domaines, tant parmi les chercheurs que dans le public canadien francophone.
Si l’association a changé de nom en 2001 pour devenir l’Association francophone pour le savoir, soulignant son caractère de plus en plus international, ses principes fondamentaux demeurent les mêmes: soutenir la recherche scientifique en français et la diffusion des connaissances. L’Acfas permet ainsi aux chercheurs francophones d’ici et d’ailleurs de se bâtir un réseau de contacts et offre, entre autres, des outils pour les aider à vulgariser leurs découvertes et les rendre plus accessibles.
Spécialisé et pertinent
Il est encore bien trop tôt pour connaître la programmation de ce 79e Congrès annuel, mais celle du 78e, toujours disponible via le site Internet de l’organisme, offre un aperçu des informations qui peuvent y circuler. Certaines communications sont hyperspécialisées et probablement incompréhensibles pour le commun des mortels, comme celles intitulées «La poétique du fragmentaire dans la littérature et le cinéma francophone», ou bien «L’importance de la régulation transcriptionnelle et l’épigénétique pour le développement embryonnaire et l’évolution». D’autres, au contraire, sont très terre-à-terre et immédiatement pertinentes: on a pu y apprendre, par exemple, que l’euthanasie humaine est un phénomène qui demeure marginal en Belgique malgré la légalisation de l’acte en 2002, et que les élèves du primaire et du secondaire sont plus motivés et plus performants lorsqu’on leur fournit un ordinateur portable.
L’Université de Sherbrooke a demandé l’aide de la communauté universitaire pour l’organisation de cet événement de grande envergure. Outre les deux coprésidents (MM. Jacques Beauvais et Michael Childs), l’organisation de l’événement sera sous la direction de Denis Lebel (UdeS), Benoit A. Bacon (Bishop’s), Jean Poirier (UdeS) et Diane Mills (Bishop’s).


