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Categorized | Sports

Les femmes

Posted on 30 août 2010 by admin

À force de se faire rebattre les oreilles avec des trucs nébuleux du genre «l’avenir du journalisme passe par le 2.0» et «l’avenir, c’est pas demain, c’est maintenant», on a fini par le croire. Il fallait bien, sinon la tête allait nous péter. Et sur papier, ça paraissait plutôt chouette, cette interaction incessante et incestueuse avec les lecteurs. Sauf que voilà: elle se fait toujours attendre.

Francis A-Trudel

On a beau écrire comme si notre vie dépendait de chaque virgule, le silence de l’autre persiste.

On commence à se sentir très exactement comme un orphelin tuberculeux dont les lettres quotidiennes adressées à son idole, Joe DiMaggio, sont interceptées par le cruel directeur de l’institution.

On est même rendu à surutiliser le «on» pour travestir notre affreuse solitude.

En fait, ce qui s’approche le plus d’une interaction 2.0, c’est le stock d’exemplaires qui baisse dans les présentoirs. Un peu. Selon l’emplacement et l’angle dudit présentoir.

Mais la solitude nous a rendu amer et désillusionné, et plutôt que d’associer la baisse des copies à un potentiel lectorat, on préfère soupçonner qu’un robineux en pique une pile les lundis, quand les journaux sont chauds et l’encre encore gluante, pour aller étoffer son petit nid.

Devant ce silence mal fagoté qui menace de nous bouffer tout rond, il ne reste qu’une voie: être polémiste. Pas trop quand même, mais juste assez pour provoquer une petite réaction.

Alors, on va parler des femmes. Dans le sport, parce que le titre de la section nous y oblige, et au tennis, parce que c’est probablement la discipline dont le volet féminin jouit de la plus grande popularité.

Vincent Brousseau-Pouliot, du quotidien La Presse, a profité du récent passage à Montréal de 39 des 50 meilleures raquettes mondiales pour poser une question en apparence innocente: «Et si Serena affrontait les hommes?» Le journaliste a consulté plusieurs experts afin de déterminer si la cadette des sœurs Williams, actuelle meilleure joueuse au monde, pourrait batailler avec les joueurs masculins les mieux classés.

Malgré la réponse cinglante des intervenants qui affirment que Serena ne percerait même pas le top 500 masculin, une retenue presque gênante émanait de leurs propos. Comme s’ils s’excusaient d’évoquer cette réalité. Trois d’entre eux ont tenu à spécifier «qu’ils ne dénigraient en rien le tennis féminin.» Deux autres ont souhaité garder l’anonymat.

C’est dans cette mollesse écoeurante, où un fait acquis est édulcoré, et dans cette prude ambivalence que germe la fleur de la perversion. Conscient de l’impossibilité de vendre le tennis féminin avec les arguments de son pendant masculin, le marketing, cette entité vorace et vicieuse, table sur cette part des athlètes qui devrait être sacrifiée au nom du sport: leur féminité.

La station de radio sportive, CKAC, en a produit un exemple éloquent. Sur une pleine page, on voit une joueuse qui dénude un ourlet de fesse rebondie en prenant une balle sous sa jupette. En petits caractères, on peut lire: «On a tout ce qu’il faut pour vous faire oublier le hockey.» C’est en refusant de présenter les joueuses comme des athlètes moins puissantes, moins endurantes que les hommes, mais tout de même comme des athlètes, qu’on en est venu à les vendre comme des putes.

Dans le sport, les hommes sont supérieurs aux femmes, point à la ligne. Invoquez toutes les explications biologiques ou sociologiques que vous voulez, ce fait est irréfutable. Il faut l’assumer et cesser de promouvoir le tennis pour ce qu’il n’est pas: des top-modèles russes, des fashionistas afro-américaines affublées de ridicules bobettes couleur chair et des jupes affriolantes.

Les filles sont bonnes, pour des filles. Cette affirmation n’est pas sexiste, elle est réaliste. Elle permet d’apprécier leur art à sa juste valeur. Pas leur cul.

1 Comments For This Post

  1. Elisa Dorcé Says:

    Je viens de découvrir Le Collectif….qui me semble un journal des plus intéressant avide de donner la plume à ces étudiants…. de l’espoir!

    Malheureusement vos articles sportifs me font excessivement chier.
    Un qui dénigre les femmes du monde du tennis, un autre qui défend l’exploitation sexuelle sur les mineurs au nom du foot, c’est vraiment lourd.
    Je remarque de plus en plus les propos sexisme et déplacés de cet articles. Pourtant je n’aie que quelques phrases à dire.

    Si les hommes doivent écrire des niaiseries pour revendiquer leur place au soleil sportif, faites le. Les filles sont bonnes, pour des filles, je cite…..ou bien …Dans le sport, les hommes sont supérieurs aux femmes, point à la ligne….ouach

    J’étudie en biochimie et tous les aspects du fonctionnement du corps humain au point le plus microscopique, me sont connus.

    Jeune homme, sachez qu’une femme avec le même gabarit qu’un homme à toute les possibilités et les ressources pour exceller comme lui et même mieux que lui. Alors arrêtez de vous enfermer dans votre ignorance, ouvrez votre esprit.

    Par contre, je vous concède le fait que les femmes sont mal représentées dans le domaine sportif et vous savez pourquoi? Pour ne pas blesser l’égo des hommes comme vous…..that’s it!