Andy Murray pourra se réjouir de sa victoire au Masters 1000 de Toronto, parce qu’en plus de repartir avec le précieux trophée, il a éliminé Rafael Nadal (numéro 1 mondial) et Roger Federer (numéro 2 mondial). En plus, le Britannique est le premier joueur, depuis André Agassi en 1994 et 1995, à conserver son titre à Toronto.
Christelle Lison
Après sa défaite à l’Open d’Australie (contre Roger Federer) et son élimination en demi-finale à Wimbledon (contre Rafael Nadal), Andy Murray était pour le moins à court de ressources. Afin de reprendre le dessus, le Britannique a décidé de changer d’entraîneur. Et ce fut un pari gagné pour le joueur de 23 ans, qui a brillé tout au long du Masters 1000 de Toronto.
Alors qu’il avait battu le numéro 1 mondial, Rafael Nadal, en deux sets (6-3, 6-4), Andy Murray a fait de même contre Roger Federer (7-5, 7-5) en un peu plus de deux heures. «C’est génial de gagner ce tournoi, mais ça l’est tout autant de battre Roger et Rafa dans la même semaine, a souligné Andy Murray. Je n’ai pas perdu un set contre eux, c’est vraiment ce qui me fait le plus plaisir.»
Face au Suisse, le Britannique a compris qu’il fallait prendre les commandes, ce qu’il a fait en prenant deux fois de suite le service de Roger Federer d’entrée de jeu pour mener 3-0. Pourtant, par la suite, le Suisse a eu des occasions de revenir (notamment à 5-5 dans la première manche). Mais il n’a jamais réussi à en profiter!
Pour couronner le tout, la pluie est venue perturber la partie. Et Roger Federer, pourtant calme d’habitude, s’est laissé déstabiliser par les éléments météorologiques. La deuxième interruption lui a été plus profitable, mais les fautes directes ont eu raison du Bâlois, qui a grimpé à la deuxième place mondiale à l’issue du tournoi, délogeant ainsi Novak Djokovic. «C’est tellement dur de conclure un match contre Roger, a-t-il déclaré. Les conditions étaient incroyablement difficiles pour nous deux. Mais les retours au vestiaire m’ont permis de réfléchir à ma façon de jouer», a déclaré Murray à la sortie du court.
Face à l’expérience de Roger Federer, qui disputait la 89e finale de sa carrière (la 27e en Masters), c’est le sang-froid et la ténacité d’Andy Murray qui ont permis au Britannique de remporter le cinquième Masters 1000 de sa carrière, mais son tout premier titre de l’année 2010. Plutôt prometteur pour le numéro 4 mondial juste avant l’US Open… Mais gageons que Rafael Nadal, Roger Federer et Novak Djokovic se dresseront sur son chemin.

