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Categorized | Société

Tribune libre: Conduire une voiture ou s’attendre à un accident mortel

Posted on 20 septembre 2010 by admin

Gervais Mboumba

Loin de croire que c’est par cette dénonciation que je formule dans cet article que les accidents de la circulation vont disparaître, cela est moins sûr. Les constructeurs des automobiles font de l’argent en vendant la vitesse de l’auto aux usagers de la route que nous sommes, que vous êtes. Et si l’on ne corrigeait pas ce fléau, les décès par accident de la circulation, nous les aurons tous les jours et peut-être à chaque minute, les années à venir.

Connaissez-vous le nombre d’accidents mortels par seconde dans le monde ? La cause de toute cette bouillie, c’est bien la vitesse et l’alcool au volant dira-t-on, comme on est habitués à clouer au pilori tout usager qui picole un peu. Mais, la voiture neuve ou vieille n’a aucun tort y compris le mauvais état des roues pourtant fraîchement sorties de l’usine. Des routes comme dira l’ingénieur en ponts et chaussées dans son verbiage technique : la nouvelle route obéit aux caractéristiques de ceci, de cela, en pilant les oreilles de tous ceux qui l’entendent parler et le croient. L’évangile de cette nature est incontestable, mais l’on oublie qu’en ce qui concerne les accidents de la circulation, tout le monde est coupable.

Nos jeunes et le volant

Le permis de conduire est-il un petit passeport acquis sans véritable notion du code de la sécurité routière?

Les jeunes conduisent à tombeau ouvert. Ne cherchez surtout pas à demander aux industriels de rectifier le niveau de vitesse de l’auto. C’est mal, c’est même anti-progrès ou anti-modernisme aux yeux des adeptes de la haute vitesse dans le domaine de la circulation routière.

La gestion d’automobile et de la circulation est régulée dans chaque pays, en application avec les lois de ce même pays. Deux types d’artères publiques peuvent être concernés. Les routes et les autoroutes. La législation en vigueur dans certains pays oblige les usagers de la route à rouler à 120 km/h. Les raisons de l’existence d’un point du code de la sécurité routière est totalement absurde. C’est comme si le gouvernement, garant d’une telle loi, décide d’envoyer les citoyens dans la tombe.

Qu’est-ce qui changerait en mal si le même gouvernement, garant de la loi sur la sécurité routière, décidait de ramener cette vitesse maximale à 70 km/h?

La vitesse tue. Ensuite, ceux qui appliquent une telle loi ne savent pas comment a été montée l’automobile. Les usagers n’ont pas l’expérience pour calmer la furie d’une auto qui se retrouve devant un fait difficile. Toutefois, ne dites pas aussi que les routes, bien qu’elles soient asphaltées, ne présentent aucun danger dans le mariage entre les pneus et la chaussée lorsqu’on roule le jour ou la nuit. Aucune recherche n’a jusque-là été faite pour se faire une idée du comportement des pneus par rapport à l’auto ou par rapport à la chaussée. Tout le monde semble responsable par rapport aux accidents mortels survenant sur les routes.

Ensuite, la vague d’indices de la signalisation routière n’est pas un gage de sécurité en une décennie, auquel cas, les usagers conduiraient sans accident. Quelle est véritablement la cause d’innombrables accidents de la circulation routière ? Une telle question étouffe les réseaux commerciaux qui ne s’occupent que des bonnes affaires dans la vente de l’auto et les pièces à fournir. Les mécaniciens et les examinateurs des autos sont-ils vraiment à la hauteur de leurs tâches ?

Le gouvernement a-t-il l’œil sur l’état de réflexion et de concentration de la plupart des conducteurs? Le stress de plusieurs semaines, de plusieurs mois, et finalement le stress de plusieurs années peut engendrer un état d’esprit du conducteur d’automobile parcourant tous les jours des distances sous le contrôle de plusieurs influences.

Il y a des usagers qui pensent à tant de choses, entre autres, les frais à payer. Les frais de l’immatriculation et des assurances. Nombre d’usagers vivent un grand cauchemar sur tous ces points. Finalement, on peut même dire que le prix de la voiture n’est pas exhaustif. Lorsqu’on y ajoute des taxes, sans compter la police qui veille au grain. C’est angoissant et ça perturbe la confiance en soi chez certains usagers.

Ce sujet, qui est parfois innocemment mal bordé selon de quel côté l’on se trouve, semble toucher tout le monde, du petit habitant d’un village en passant par la grande population citadine dont l’usage de l’auto est presque une nécessité surtout lorsqu’on dispose d’un peu de moyen : l’argent. Mon père me disait souvent : fils ! attention aux appétits de la vie.

Eh oui! Tout humain ne se passe pas d’un seul appétit de la vie à en croire notre culture humaine faite d’autant de goûts.

Longtemps, vers les années 1900, lorsque apparaît la révolution industrielle, peu de gens s’offraient une voiture lorsqu’on arrive par exemple vers les années 1914 en passant par la crise économique de 1929. C’est après la deuxième guerre mondiale de 1945 que l’on assiste à un boom économique dans les zones industrialisées, l’Europe et l’Amérique et même une partie de l’Asie. Ainsi, les industriels qui ont sauvé leurs outils de travail vont passer à la quatrième vitesse pour fabriquer des biens matériels qui ont largement manqué pendant la guerre. Partout dans le monde, la demande est si forte que les mêmes industriels d’automobiles triplent, voire quadruplent quasiment leur production automobile en se transformant à la fois en concessionnaires et, s’activent pleinement à ouvrir des centres de vente ou de fabrication d’autos et de pièces de rechange dans des zones très éloignées : le cas de l’Inde, de l’Afrique du Nord et du Sud et dans les zones hispanophones et lusophones d’Amérique du Sud. Ainsi, la guerre est finie, après la destruction, c’est la reconstruction, bien que dans le monde, de nombreuses poches de conflits demeurent encore visibles. Toutefois on sent quand même, une liesse sociale.

Un phénomène nouveau voit le jour, la découverte de l’or noir un peu partout dans les pays du Golfe, ainsi que ceux d’Afrique, provoque une véritable aubaine pour les mêmes industriels à produire des millions et des millions de voitures par an.

L’explosion démographique qui s’est ajoutée entre 1968 et 1999 avant l’avènement du 3e millénaire, redonne à nouveau un grand atout aux industriels qui commencent à réfléchir sur l’avenir radieux de leurs affaires.

C’est bien le pétrole qui est à la base de la création de plusieurs entités économiques. Avec le pétrole, des nouvelles entreprises tant de fabriques que de services ont vu rapidement le jour en embauchant des millions de jeunes sortis des écoles de formation et des universités.

Ces entreprises nouvelles et leur gestion capitaliste scientifique basée sur le profit et le réinvestissement sectoriel a vite donné les fruits escomptés comparativement aux anciennes entreprises accumulatrices des fonds à thésauriser dans les banques, finalement les nouveaux gestionnaires viennent automatiquement soulager les masses salariales de plusieurs gouvernements dans le monde. Tout en soulignant ici que le pétrole a même donné un coup de pouce au secteur primaire, c’est-à-dire l’agriculture avec le phénomène d’investissement à coup de milliards de dollars pour une production de masse qui a internationalisé à 100 % la mondialisation des affaires. On assiste à une vie menée à pleine vitesse et marquée au rythme de l’hyper boom pétrolier de ces trente dernières années. On assiste à une surévolution des mentalités conduisant parfois à la dérive et la promotion du risque. Les baby boomers se désarment vite des mesures parentales, désormais, l’éducation des enfants est basée sur la complicité amicale sur tout le toit, autrement dit, il n’y a plus de limites entre un père et sa fille, entre un fils et sa mère. L’attachement est tel que le fils est totalement au courant de tous les secrets même intimes entre monsieur et madame. C’est la cloche de la liberté qui sonne devant les oreilles des enfants qui ne manquent pas d’imiter les faits et gestes des parents.

Papa a une voiture, l’enfant doit en avoir une même à l’âge du biberon, c’est-à-dire à un âge immature devant certains phénomènes de la vie. Les gouvernements en profitent pour faire du foin. Car, repousser par exemple l’âge de l’apprentissage des règles de conduite d’auto et celles de la sécurité routière à l’âge de 18 ans, c’est un manque à gagner. Ainsi, dans certains domaines comme le travail, certains enfants de 16 ans triment déjà dans des services commerciaux pour gagner de l’argent et finalement pour devenir autonome. Cette autonomie justifie bien la démission des parents qui joueraient ou qui continueraient de jouer le rôle parental.

L’État ou le gouvernement fléchit, impuissant, ou alors avec un petit regain de complicité. Il suffit que ça marche et que les jeunes adolescents rapportent quelque chose de bien au gouvernement.

Dans une telle atmosphère sociale, l’enfant est prématurément adulte sans une base de conscientisation réelle comme un vrai adulte. Il n’est qu’un adulte forcé.

Ses goûts restent dans un état flou et surtout à risque. Il s’en suit donc un phénomène comportemental qui fait que l’enfant rendu abusivement à l’état d’adulte provoqué aspire aux mêmes goûts que le papa et la société qui lui ont fait goûter les délices de la vie. À 16 ans donc, il a un goût tenace de toucher à tout: voiture, drogue, femmes ou hommes, selon que l’on soit garçon ou fille.

En voiture, dont le permis lui a été décerné dans des conditions parfois douteuses, il passe pour un champion de haute vitesse roulant toujours à tombeau ouvert, en subissant les influences extérieures ou même des parents. Il roule pour plaire et, les accidents sont comme des petites tasses partagées au déjeuner offert le matin. Les exemples sont multiples dans tous les pays du monde. Qu’il soit à l’école ou désœuvré, un enfant élevé au biberon des fameux principes de liberté et du libertinage n’a aucun respect. Il a la gueule ouverte en clouant ses propres parents qu’il menace parfois à mort. Les accidents sur la route incombent bien aux champions du pied sur l’accélérateur. Ils sont hautains comme s’ils passaient par avion, même l’avion a souvent évité les hauts arbres ainsi que les hauts buildings.

Que faire? Je crois que le travail d’éducation doit se mener sur tous les fronts. Nos voitures, nos routes et notre sagesse au volant doivent être de mise pour éviter la catastrophe.

Mange bien! Dors bien avant de prendre le volant.

Vaut mieux perdre une minute en une vie que de perdre une vie en une minute.

1 Comments For This Post

  1. Achat voiture neuve Says:

    Votre article est un peu difficile à avaler à la vue de son titre, mais ce que vous dites est vrai. La vitesse tue c’est vrai, mais c’est surtout le fait de prendre des risques en général qui augmente la mortalité.

    La route ne tue pas plus le jour que la nuit, ce qui change c’est les imprudences commises par les conducteurs. Il y a encore du travail au niveau de la sécurité routière.