Si vous avez trotté sur le campus principal, quelque part entre le jeudi 19 et le dimanche 22 mai, vous avez sûrement constaté qu’il avait l’allure de la cours de récréation d’une méga polyvalente. C’est que, comme à chaque année, le Festival des harmonies et orchestres symphoniques du Québec battait son plein à l’Université de Sherbrooke. Pour l’occasion, quelque 9000 musiciennes et musiciens, jeunes et moins jeunes, s’étaient donnés rendez-vous pour quatre journées de compétitions et de spectacles musicaux. Pour ouvrir le bal, jeudi soir à 20 h 00, c’est l’Ensemble à Vents de Sherbrooke, sous la direction de Monsieur François Bernier, qui entonna les premières mélodies.
Shawn Sirois
Les harmonies, groupes composés d’environ une trentaine de virtuoses, se succédèrent sur la scène principale de la Salle Maurice-O’Bready, où une forêt de lutrins avait été disposée là pour l’occasion. Chaque harmonie avait 30 minutes pour faire la démonstration de son talent, sous les oreilles attentives d’un jury.
Au hasard, samedi à 13 h 45, on pouvait écouter l’Ensemble à Vents de Montréal, une harmonie de niveau sénior qui interprétait Aurora, une pièce du compositeur autrichien Thomas Doss.
Pour comprendre ce qu’est une harmonie, il faut être sur place. Un enregistrement n’y rend pas justice. On s’assit, on ferme les yeux et on se laisse transporter par le tempo des instruments. Tout mélomane peut y vivre une expérience dont les frissons sont le paroxysme. C’est comme écouter un film, mais sans les images. Au premier rang, on peut même sentir le courant d’air, provoqué par les instruments à vents, venir doucement nous tapoter le visage. Oh, mais il faut aussi rouvrir les yeux, juste à temps pour voir un percussionniste hurler un cri primal ,du fond de la scène, pour rajouter à l’univers « jungleste » d’Aurora.
Pour des prix pas si modiques (si vous n’aviez pas de passe, c’était 7 $ la prestation de 30 minutes) vous pouviez assister aux compétitions. Curieusement, il était très aisé de demeurer dans la salle, car celle-ci était très clairsemée et peu surveillée. Dans la dernière rangée, un couple a dormi le temps de trois prestations, bercé par le gazouillis des harmonies…






mai 24th, 2011 at 7:49
C’est bien aimable à vous de parler de l’Ensemble à Vents de Montréal, et même de mon cri primal; et oui, c’était moi
Un bien beau festival auquel je participe pour la 7ème année consécutive.