Juillet, c’est avant tout une affaire de baseball. Même si les meilleures raquettes au monde se disputent des parties de tennis endiablées, même si les pneus des Formule 1 réchauffent les circuits de course aux quatre coins du globe et même si Calvillo nous impressionne toujours plus par la précision de ses passes, rien ne bat l’odeur des hot-dogs vapeurs et d’une bière à 9$ devant une partie de baseball en pleine canicule du mois de juillet. Profitons donc du beau temps pour un (rare) tour d’horizon de la Major League Baseball au pays de l’Oncle Sam.
Vincent Régis
Juillet est le mois où ça passe ou ça casse pour la plupart des équipes: à ce stade-ci de la saison, elles décideront s’il est temps de jeter l’éponge et d’échanger de lourds contrats en sachant qu’elles ne parviendront pas à se qualifier pour les séries ou s’il en vaudrait le coup d’aller chercher des éléments manquants en vue du tournoi automnal.
Il faut comprendre aussi que la MLB est probablement la ligue où il est le plus difficile de participer aux séries: seulement 8 équipes y participent sur 30,
comparativement à 16 pour la LNH et la NBA et 10 pour la NFL. Ajoutez à cela qu’il est presque assuré que les Yankees de New York et les Red Sox de Boston y participeront en raison d’un modèle économique atroce qui permet aux plus riches de se bâtir des équipes monstrueuses, et vous, vous retrouvez avec seulement six places restantes pour 28 équipes! La ligue songe d’ailleurs a modifier le format des séries éliminatoires en modifiant les divisions, ou tout simplement en les abolissant.
Il faut donc être certain de son coup avant d’échanger quelques espoirs pour un joueur d’impact dans le but de prolonger la saison de l’équipe. Les Rays de Tampa Bay, par exemple, sont deuxièmes dans la course au quatrième as (la dernière place donnant accès aux séries) et seraient certainement intéressés à Jose Reyes, le meilleur des nombreux joueurs qui pourraient partir d’ici le 31 juillet, date limite des transactions. Reyes, arrêt-court des Mets de New York, connait la saison de sa carrière grâce à une moyenne au bâton de .354 et 30 buts volés, deux sommets dans les majeures. La formation new yorkaise connait de sérieux ennuis financiers et devra fort probablement se résigner à l’échanger, à défaut de le perdre au terme de la saison.
Les aspirants aux grands honneurs
Sinon, comment se dessine le portrait des séries? À trois mois de la fin de la saison, il est encore tôt pour se prononcer, mais il y a quand même quelques certitudes. Les Phillies de Philadelphie, premiers de toute la ligue, seront encore des sérieux prétendants au titre, grâce à leur rotation plus qu’excellente de lanceurs partants: Roy Halladay, Cole Hamels et Cliff Lee sont dans les meneurs pour les victoires et la moyenne de points mérités. Ils seront d’ailleurs tous les trois au match des étoiles le 12 juillet.
Les Giants de San Francisco, premiers de la division Ouest de la Nationale, devraient également participer aux séries, alors qu’ils auront la chance de défendre leur titre. Même si Tim Lincecum ne connait pas une saison aussi impressionnante que l’an dernier, la formation californienne peut compter sur un jeu défensif solide : elle est dans les meneurs dans les catégories défensives.
Les Yankees seront évidemment à surveiller, tout comme leurs rivaux, les Red Sox de Boston. Ceux-ci, après un début de saison laborieux, se sont relevés et sont maintenant à seulement 1 match et demi des Bombardiers du Bronx. Ce sera toute une lutte à prévoir entre ces deux équipes d’ici la fin de la saison, surtout lorsqu’on considère qu’il s’agit probablement de la plus grande rivalité de toute l’histoire du sport professionnel!
Nos Z’Amours?
Qu’en est-il de nos Z’Amours, les anciens Expos? Les Nationals devraient vraisemblablement être encore une fois en congé en octobre, puisqu’ils sont à 11 matchs des meneurs de la division Est. Ils ont toutefois eu une belle révélation en Danny Espinosa, arrêt-court qui domine presque toutes les catégories pour les joueurs recrues. En 86 matchs jusqu’ici, l’Américain a claqué 15 circuits et produit 48 points, tout en maintenant une moyenne au bâton de .243.
C’est toutefois le seul point positif de cette équipe qui n’attire pas plus les foules à Washington qu’à Montréal.


