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Categorized | Éditorial

Une direction autoritaire et déconnectée

Posted on 10 juillet 2011 by admin

L’UdeS est sous les projecteurs depuis le début de l’été, et pas pour les bonnes raisons. Certaines décisions prises par la direction en ont fait sourciller plusieurs, comme le bâillonnement des étudiants sur la question des frais de scolarité.

Olivier Robichaud

Je laisserai mes collègues Isabelle Morin et Shawn Sirois commenter cette décision dans les pages à venir, mais je me permettrai ce petit commentaire. L’UdeS considère que les deux représentants étudiants de son conseil d’administration ne devraient pas avoir de droit de vote sur les questions de droits de scolarité parce qu’ils seraient en conflit d’intérêt et pourraient subir la pression des étudiants pour voter contre de nouveaux frais.

Mais… si ces deux étudiants ne sont pas là justement pour représenter les étudiants, que font-ils au juste? C’est comme si un député n’avait pas le droit de voter sur des mesures touchant son compté parce qu’il serait alors en conflit d’intérêt, alors qu’il est là précisément pour ça.

Négociations difficiles

Les étudiants ne sont pas les seuls à se plaindre ces temps-ci. Les employés de soutien de l’UdeS sont en négociations depuis 2008 – ou même 2006 pour certains – pour une nouvelle convention collective. Les choses avancent tellement lentement que le syndicat a décidé de déclencher une grève de 24 heures la semaine dernière. Toutes sortes de services, de l’audio-visuel aux communications, étaient fermés mercredi dernier parce que les employés voulaient envoyer un message au rectorat.

D’ailleurs, imaginez notre embarras, au Collectif, lorsqu’on a voulu emprunter une caméra pour filmer les grévistes…

Cette grève n’est pas le résultat d’un empressement aveugle des syndiqués: l’université a annulé pas moins de cinq rencontres de négociations avec le syndicat depuis les derniers mois. Lorsque la partie patronale traîne les pieds, il est temps que les employés montrent leur mécontentement.

L’excuse est qu’il y avait des changements complexes à faire au niveau de la comptabilité. Ah bon.

Pendant ce temps, notre rectrice, qui a étudié en comptabilité, se faisait offrir un doctorat honoris causa de l’Université de Montpellier 1. Toutes nos félicitations.

Dans un autre ordre d’idées: le Plan Nord

Le Plan Nord continue de faire jaser depuis la parution de la tribune libre de Simon Roberge. Celui-ci a voulu répondre à ses critiques et nous publions ses arguments en page 8. Par contre, comme vous le verrai, je ne suis pas du tout d’accord avec ces arguments et je me suis senti dans l’obligation de les réfuter.

À la limite, ce que je fais est injuste pour Simon, une personne que j’apprécie d’ailleurs. Contrairement à moi, il n’a pas la possibilité de répondre coup-sur-coup à mes arguments avant même qu’ils ne soient publiés. Mais je lui ai informé de la manoeuvre à l’avance et il comprend.

Retour des critiques culturelles au Collectif

Ceux qui me connaissent le savent: la culture n’est pas mon point fort. J’aime bien regarder des films, mais je suis le pire des idiots quand les gens autour de moi parlent de musique, de livres ou des arts visuels.

C’est pour ça que je suis content que Pierre-Luc, notre chef de pupitre à la section Culture, est là pour commenter les nouvelles productions artistiques. On avait un peu abandonné la traditionnelle page de critiques de films et d’albums musicaux, mais je suis fier d’annoncer qu’elle revient et que je pourrai de nouveau emprunter l’expertise de Pierre-Luc et de ses collaborateurs pour éviter d’avoir l’air inculte!

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