Un petit changement au Collectif? Un petit pas en avant, un petit «boum». Vous pensiez que la session était commencée? Elle ne l’était pas. Ou pas pour moi. Je voulais du changement dans ma vie et j’en aurai en tant que rédactrice en chef. Je veux du changement dans ce petit journal auquel je m’attache de plus en plus et j’espère bien que vous en aurez. Vous le méritez. Cher lecteurs, un peu de fraîcheur pour vous.
Carol-Anne Massé
Bonne rentrée, de ma part cette fois. Maintenant passons à autre chose. Assez les émotions. Ou plutôt explorons-les, mais sous un autre angle.
Lettre ouverte aux autres humains, ça vous dit quelque chose? Ça circule sur Internet depuis près de deux semaines. Beaucoup de gens l’ont recommandée sur Facebook et nombre d’autres ont liké le texte par la suite. De quoi est-ce que je parle? Si vous n’en avez pas encore entendu parler, allez (immédiatement) au http://voir.ca/jepenseque/2011/09/08/lettre-ouverte-aux-autres-humains/ et lisez attentivement ce que le réalisateur québécois Denis McCready pense de vous. Oui, oui… de vous. Il ne se gêne pas du tout dans ce texte d’opinion. Le Voir, dans sa section Je pense que, a donné une tribune à cet originaire du Plateau. Croyez-moi, il en a profité.
Il commence par préciser qu’il voit son article «plutôt comme un texte prérévolutionnaire, un appel à considérer l’insurrection». L’insurrection? Vraiment? Monsieur McCready compare notre situation de Québécois à celle des pays du printemps arabe, là où des peuples (presque) entiers se sont soulevés pour pousser leur dirigeant destructeur hors du pays. Des gens sont toujours dans les rues d’ailleurs, toujours révoltés dans certains coins du monde où la situation est loin d’être réglée. C’est ce dont nous avons besoin ici, selon l’auteur de ce fameux texte. Il écrit que les «Québécois ont autant de raisons d’être en colère». Ça me sidère.
Je veux bien croire que quelques politiciens nous mentent, que des personnes haut placées pensent à leurs intérêts avant ceux de leurs concitoyens québécois. Mais n’y a-t-il pas des gens égoïstes, hypocrites ou avares dans toutes les sphères de la société? Que ce soit chez le commerçant d’à côté ou à l’intérieur d’une multinationale, il y aura toujours de mauvais êtres humains. Il y en aura toujours pour s’imaginer être les plus importants, pour croire qu’on leur doit tout. En réponse à cela, les gens boycottent certains endroits qu’ils jugent inacceptables. Ils refusent de faire affaires avec telle ou telle compagnie. Voter, c’est la même chose. Mais je ne tiens pas à ouvrir ce débat à nouveau.
Vous voyez, je ne suis pas dupe. En revanche, je ne crois pas qu’une «insurrection» soit indispensable à la survie du peuple québécois. Ça me choque de lire un texte aussi poussé. Par contre, ce qui me met encore plus hors de moi, c’est à quel point les gens embarquent dans son incroyable délire. On le félicite à coup de «percutant» et de «grandiose». C’est un héros, ce cher Denis. Mais un héros pour qui? Je me demande surtout pourquoi.
J’ai trouvé l’article tellement noir que j’aurais pu sauter en bas du pont Jacques-Cartier (celui de Montréal) tout de suite après. Moi, je suis optimiste. Je me concentre sur les personnes généreuses, celles qui partagent et n’abandonnent jamais les autres dans leur misère. Pas besoin de mettre toute mon attention sur les êtres indésirables. Je sais qu’ils existent, et ça me suffit amplement. Les 2473 mots du texte se concentrent sur le négatif. C’est peut-être pour ça que je fais partie de la faible proportion des gens qui ont détesté cette lecture.
Denis McCready dit qu’il faut se réveiller, mais je ne pense pas que c’est d’une révolution dont nous ayons besoin. Juste de se poser un peu plus de questions et d’avoir des principes.






septembre 27th, 2011 at 6:56
Dans le contexte actuel de relative apathie sociale, ce poser des questions et avoir des principes, c’est révolutionnaire. Et c’est exactement ce que Denis McCready «nous» demande. Son texte teinte peut-être sur le noir, en décrivant crûment certaines réalités, mais il est plein de promesse et d’espoir pour le Québec, pour l’humanité.
Mes salutations
Sylvain Bérubé, Sherbrooke