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Categorized | Société

Histoires de peurs

Posted on 31 octobre 2011 by admin

Au lieu de la semaine d’examens de mi-session, la nouvelle que tout le monde attendait depuis deux ans est enfin arrivée. Notre cher premier ministre a annoncé la commission d’enquête sur l’industrie de la construction. Mais était-ce vraiment celle qu’on attendait? Et surtout, est-ce que le travail de la juge Charbonneau va vraiment changer les choses. J’ai bien hâte à dans deux ans, en espérant que la fin du monde n’arrive pas avant!

Miguel Lachance

Je suis bien content de pouvoir écrire cet éditorial. Cela signifie que je suis toujours en vie! Eh oui, comme vous tous, chers lecteurs, j’ai survécu à une énième fin du monde. Vous vous souvenez peut-être du prédicateur américain Harold Camping qui avait prédit que l’apocalypse aurait lieu le 21 mai. Au lendemain de cet «échec», il avait en fait affirmé que le jugement dernier avait bel et bien commencé, et qu’il durerait 5 mois, c’est à dire jusqu’au vendredi 21 octobre dernier. N’ayant pas rencontré de démons, de cavaliers de l’Apocalypse ou été témoin d’événements surnaturels, j’imagine qu’il s’est encore une fois trompé, à moins que je sois rendu au Paradis! Si c’est le cas, je suis un peu déçu, ça ressemble pas mal à la Terre. C’est peut-être l’Enfer finalement… Monsieur Camping devrait annoncer une nouvelle date. Il faut bien maintenir le suspense en attendant le 21 décembre 2012! Profitez donc de la vie, au cas.

Laissons tomber les masques
Pour revenir à l’annonce de la commission d’enquête, on peut dire que monsieur Charest semble soudainement répondre plus rapidement aux demandes. S’il a pris deux ans à enfin se décider, il n’aura pris que deux jours pour augmenter les pouvoirs de la juge. Elle pourra donc forcer des gens à venir témoigner. Dès le dimanche 23 octobre, soit 4 jours après l’annonce initiale, l’allure de la commission avait fortement changé. On peut dire que la girouette Charest était dans le vent pendant cette fin de semaine où se déroulait le congrès libéral. Madame la juge Charbonneau semble donc bien outillée pour mettre fin à cette mascarade.

Ai-je une poignée dans le dos?
Toujours dans le domaine de la construction, on a pu observer pendant la semaine de mi-session des grèves sur différents chantiers un peu partout dans la province. Il s’agit d’un mouvement de protestation contre le projet de loi 33, qui vise à contrer le placement syndical. Cette pratique permet aux syndicats d’imposer un certain nombre d’employés sur les chantiers, et de choisir lesquels y travailleront.

La plupart du temps, j’ai tendance à prendre parti pour les syndicats. Cependant, dans ce cas, j’ai bien l’impression qu’ils peuvent être le théâtre de trafic d’influence et qu’ils ne sont donc pas vraiment mieux que certains patrons. De plus, je suis plutôt sceptique lorsque j’entends que le mouvement est spontané. On veut nous faire croire que tous ces gens ont décidé, comme ça, par hasard, de débrayer la même journée.

Encore une fois, je n’attaque pas la légitimité de la grève comme telle, mais évitez de nous prendre pour des valises. Cette protestation a sans doute été dument réfléchie. Quoique, si deux fier-à-bras arrivent sur mon lieu de travail et me disent de partir, je pourrais moi aussi être très «spontané».

Ils ont probablement voulu s’inspirer du mouvement des indignés qui, même s’il repose sur une certaine organisation, il n’est l’oeuvre d’aucun groupe en particulier.

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