La Journée Phare, organisée par des étudiants de l’UdeS, rassemble des professionnels et des étudiants intéressés par la recherche en pharmacologie. Le vendredi 4 novembre dernier, lors de la troisième édition, près de 250 participants de partout au Québec se sont réunis en Estrie pour apprendre et échanger des propos sur les nombreux aspects qui entourent ce domaine complexe. Ce fut l’occasion pour des étudiants en pharmacologie de présenter leurs recherches devant des professionnels du milieu.
Audrey-Anne Cusson
Cette initiative a vu le jour à Sherbrooke, grâce à la motivation et à la créativité d’un petit comité d’étudiants en pharmacologie de l’Université de Sherbrooke. «La mission de la Journée Phare 2011 est d’être un point de repère pour les étudiants, chercheurs académiciens et industriels oeuvrant en Pharmacologie. Nous voulons briser les barrières et faire connaître tous les aspects de la recherche en pharmacologie.», explique Marc-Olivier Fregeau, président du comité organisateur 2011.
Cet événement s’adresse à tous les diplômés ou étudiants intéressés par la pharmacologie qu’ils soient au baccalauréat en sciences, en biomédical, en médecine, etc. La Journée Phare rassemble tous les intervenants et joueurs du domaine pharmaceutique de la province. Cette initiative est née en 2008, où des étudiants membres du Regroupement des Étudiants Chercheurs en Pharmacologie de l’Université de Sherbrooke (RECPUS) se rassemblèrent pour mettre en place cette journée.
Depuis décembre 2010, le comité organisateur formé d’étudiants motivés se réunit afin de tout mettre en place. Pour la troisième édition, Marc-Olivier Frégeau, Valérie Chartrand, Élie Simard, Heidi Larkin, Dave Boucher, Hugo Gagnon, Éloic Colombo et le professeur Éric Marsault, n’ont pas compté leurs heures en dehors des cours afin de faire de cette édition un franc succès.
Auparavant orchestrée au Centre Culturel de l’UdeS, la Journée Phare a pris tant d’ampleur qu’il a fallu la relocaliser: «De plus, afin de donner un certain prestige supplémentaire à l’événement, le déplacement vers un hôtel était un passage nécessaire. Nous avons choisi le Chéribourg pour la qualité et la grandeur des salles.», explique Fregeau. Selon son expérience vécue, le plus grand défi fut de convaincre des intervenants clés à participer au projet. «Comme la Journée Phare est relativement jeune, il faut prendre le temps d’expliquer le projet et de le vendre aux chercheurs, étudiants et professionnels pour qu’ils voient l’impact et l’importance de cette journée. Tout est souvent une question de contact, nous nous sommes déplacés aux Universités Laval, UQTR, UQAM, UdeM, IRCM, McGill pour rencontrer les directeurs de département et les encourager à appuyer notre initiative.»
L’objectif primaire était d’accroître le nombre de participants mais aussi, d’avoir des participants diversifiés. Ensuite, le comité à tout mis en œuvre pour recruter des chercheurs professionnels de partout à travers la province afin d’augmenter sa notoriété et ainsi devenir un événement incontournable dans le milieu: «Nous avons dépassé de beaucoup nos attentes, nous avons eu une augmentation d’environ 50 % du nombre de participants et d’environ 90 % du nombre d’étudiants présentant leurs recherches à la Journée Phare. Nous avons également eu des gens de la plupart des grands centres de recherche universitaires au Québec», s’exclame Fregeau.
Pour cette édition, il y a eu trois conférenciers invités: le professeur Nabil Seidah de l’IRCM, le professeur Gordon Shore co-fondateur et officier scientifique en chef de la compagnie de biotechnologie GeminX et la Docteure Catalina Lopez Correa, VP scientifique chez Génome Québec.
L’augmentation de 50 % du nombre de participants laisse briller un excellent avenir pour la Journée de Phare. Le comité actuel a déjà des idées plein la tête pour la prochaine édition: «L’organisation de la Journée Phare sur deux jours pourrait augmenter l’ampleur de la Journée, puisqu’il serait possible d’avoir plus de participants et de leur laisser plus de place pour présenter leurs recherches. Un volet Carrière pourrait également être intéressant. Les étudiants pourraient rencontrer des compagnies et travailleurs du milieu pharmaceutique afin d’avoir un aperçu du monde de l’emploi pharmaceutique au Québec», exprime le président du comité organisateur 2011.


