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Le «Mammouth» sherbrookois se démarque

Posted on 28 novembre 2011 by admin

La publication bisannuelle du classement international Top500 des supercalculateurs positionne l’Université de Sherbrooke au 41e rang à travers le monde. Le supercalculateur de l’UdeS, appelé «Mammouth», se démarque également en obtenant le titre du plus puissant superordinateur au Canada.

Marc-Antoine Bélanger

C’est une bonne nouvelle pour les scientifiques et chercheurs canadiens qui mènent actuellement des études dans les domaines des sciences, du génie et de la médecine, pour n’en nommer que quelques-uns. «La principale fonction de Mammouth est de traiter, d’analyser et de calculer des données scientifiques. Il génère des informations nécessaires à la poursuite des recherches», vulgarise David Sénéchal, directeur scientifique sortant de Mammouth et professeur au Département de physique. Onze fois plus rapide que la précédente génération, cet outil de calcul permet aux chercheurs d’obtenir des résultats efficaces et de progresser à plus grand rythme dans leurs recherches.

Mammouth est composé de 39 648 processeurs qui alimentent 1 630 serveurs. «Tous ces processeurs sont comparables à ceux retrouvés dans les ordinateurs personnels. Leur particularité, c’est le fait qu’ils soient concentrés ensemble. Plus le nombre est grand, plus il accroît la rapidité du système», explique M. Sénéchal. Il souligne par le fait même que les 57 000 giga-octets de mémoire vive totale ainsi que les 500 000 giga-octets d’espace de stockage de l’appareil représentent des atouts importants de performance.

Une réputation solidement taillée
La puissance de Mammouth n’est pas passée inaperçue lors des dernières années. En 1995, en 2000 et de 2005 à 2008, la machine a acquis la réputation du plus puissant ordinateur de calcul au Canada. Sa notoriété se réaffirme par un constant renouvellement technologique. Par ailleurs, Mammouth a dernièrement été adapté aux nouvelles réalités technologiques grâce à l’installation de nouveaux processeurs.

Le nombre de recherches menées au Centre de calcul de l’UdeS, où se trouve le système informatique, concourt à sa renommée. «Dans la dernière année, une centaine d’équipes, totalisant près de 300 chercheurs, ont utilisé nos infrastructures», déclare M. Sénéchal. Par exemple, une recherche sur le comportement des cristaux liquides et une autre portant sur l’analyse, l’emmagasinage et le partage d’images de parties complexes du cerveau dressent le portrait de la productivité du Centre de calcul de l’Université de Sherbrooke.

Des étudiants initiés
Mammouth n’étant qu’à la disposition exclusive des chercheurs, il est toutefois possible d’initier les étudiants de l’UdeS à ce système informatique hautement compétitif. Dans le cadre du cours Physique contemporain donné par M. Sénéchal lui-même, ce dernier aborde le sujet et propose même à ses étudiants une visite du Centre de calcul.

La grève ne freine pas le «Mammouth»
Nombreux sont les centres de recherches qui ont vu leurs activités ralenties depuis les 12 dernières semaines de grève des employés de soutien de l’UdeS. Il en va autrement pour le Centre de calcul, où seules quelques descriptions de tâches ont dû être réorganisées. «La grande majorité de notre personnel est composé de professionnels directement issus du domaine de la recherche», a conclu M. Sénéchal.

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