Voilà un sujet qui, de prime abord, risque de concerner plusieurs d’entre nous et qui plus est, de nous intéresser! L’auteure est professeure, chroniqueuse et traductrice. D’origine franco-américaine, elle est titulaire d’un B.A. en français avec une spécialisation en anthropologie et en linguistique. Elle s’intéresse à la Nouvelle-France depuis sa jeunesse et elle tient à préserver et à promouvoir la francophonie en Amérique du Nord. Quoi de mieux pour maintenir vivante cette belle culture que d’en faire connaître sa petite histoire?
Claire Lévesque
Cette histoire qui est celle des débuts, des bâtisseurs, des origines qui ont été préservées et protégées pour qu’aujourd’hui nous ayons la possibilité d’être fiers de notre culture. Sur les traces de nos ancêtres est un recueil de quarante-six courts articles écrits pour le Sans-Papier, le journal électronique de la TÉLUQ. Les articles de ce recueil abordent divers sujets.
Alors que certains articles nous racontent le quotidien de nos ancêtres, d’autres nous poussent à amorcer une réflexion et à nous questionner sur ce passé et son rapport au présent qui est le nôtre.
La partie un du volume nous parle des bâtisseurs alors que la partie deux nous décrit des «lieux de mémoire et de vie». La partie trois nous raconte la vie au quotidien. La partie quatre nous résume quelques événements marquants et la partie cinq nous raconte nos légendes et nous fait connaître quelques personnages hauts en couleur. Dans la partie un, j’apprends que le terme «huguenot» vient du mot allemand «eidenossen», qui signifie «confédéré» et fait référence aux confédérés ou citoyens suisses. Les catholiques ont employé ce mot pour la première fois en 1560 en parlant des calvinistes en France. Par la suite, on employa le mot «protestant» qui signifie «attester» ou «rendre témoignage», et catholique réformé.
Un fait qui porte à réflexion, les femmes sont présentes à tous les échelons de la société et elles contribuent de manière importante au bien-être de la famille et de la société. Pourtant, les veuves constituent un grand pourcentage des gens pauvres des villes en Nouvelle-France. Elles sont prises en charge par l’Église alors que les femmes abandonnées doivent se débrouiller toutes seules. Elles mendient, volent ou se prostituent.
On apprend aussi ce que mangeaient les Franco-Canadiens. Du bœuf, de la tourte, de la volaille, des légumes et des légumineuses. La mélasse est réservée à l’élite vu les coûts pour le transport. Et, comme les fruits sont rares en hiver, c’est l’été qu’ils sont populaires. Entre 1608 et 1685, les Français calquent leur alimentation sur celle des Amérindiens. Le maïs, la courge et les fèves font partie du quotidien.
Le 21 janvier 2008 a marqué le 40e anniversaire de l’adoption du drapeau provincial, le fleurdelisé, par le gouvernement du Québec. Le plaisir de ce livre est que, peu importe la page à laquelle vous l’ouvrirez, vous y apprendrez quelque chose d’intéressant sur votre propre Histoire!
Presses de l’Université du Québec
- 4 étoiles et demie -
Michèle Villegas-Kerlinger


