Des étudiants provenant de sept universités canadiennes se sont réunis du 13 au 15 janvier derniers dans le cadre des Jeux de politique 2012 (JDP). Les différentes activités, qui permettent à ces étudiants de sciences politiques de se réunir une fois par année, se sont déroulées dans les locaux de l’Université de Sherbrooke toute la fin de semaine.
Marc-Antoine Bélanger
Les étudiants sourient, ils sont contents de faire la connaissance de leurs confrères et consœurs d’ailleurs au Canada. Six universités québécoises et une ontarienne sont au rendez-vous. C’est un heureux mélange de diverses personnalités qui échangent de belles péripéties sur la soirée d’accueil des Jeux, ayant eu lieu la veille des compétitions.
Les Jeux représentent pour les étudiants l’occasion parfaite de rencontrer de nouvelles personnes et de s’intégrer dans des activités regroupant des connaissances politiques de tout type. «C’est une chance pour nous de vivre une sorte d’intégration parce que le fait d’étudier dans une université anglophone nous éloigne parfois de la politique québécoise», déclare Alexandra Johnson, étudiante à l’Université Concordia.
De son côté, Marc-André Fleurent, de l’Université Laval, parle de mettre en pratique les apprentissages de leur formation universitaire et de consolider leur bagage avec ceux des universités concurrentes: «Les programmes de sciences politiques se ressemblent d’une université à l’autre, et c’est de voir, au-delà des notes, quelle orientation prend le programme de chaque université. Par exemple, l’Université Laval est axée sur les relations internationales. Ici à Sherbrooke, ils sont beaucoup axés sur la pratique.»
Une thématique évocatrice
«Bâtir demain, aujourd’hui» dresse un portrait de l’esprit dans lequel le comité organisateur désire que les JDP se déroulent. «Aujourd’hui, on pense à ce qu’on fait et à ce qu’on veut faire par la suite», explique Étienne Larivière, vice-président aux communications, en illustrant que les politicologues ne sont pas des futurologues. Pour lui, la réalité d’une profession politique réside dans le fait d’analyser et de considérer les données du présent pour mieux «bâtir» le futur.
Et celle réalité s’insère avec brio dans les compétitions des JDP, surtout dans le cas des simulations académiques. Les JDP sont en effet séparés en trois catégories, soit Académique, Sport et Social. Les deux dernières catégories se concentrant davantage sur le plaisir de rencontrer les autres délégations, la portion Académique rappelle l’importance de maîtriser ses connaissances générales et l’art de discourir. «L’Académique, c’est 75% des points. On la met en priorité en offrant plusieurs simulations», ajoute-t-il.
Sherbrooke vainqueur
L’excitation a gagné la délégation sherbrookoise lorsque les résultats finaux l’ont placée première sur le podium des JDP 2012. Le comité organisateur ne connaît pas encore son successeur. Il lui souhaite tout de même de voir le taux de participation augmenter à neuf universités lors de la prochaine édition. Étienne Larivière précise qu’il serait excellent d’impliquer deux universités provenant d’Ottawa. La mixité du contenu des activités se verrait accrue avec ces implications interprovinciales.
Le logo, le cœur des JDP 2012
Le logo des Jeux de politique2012 (JDP) se démarque par sa composition chargée de valeurs. Conçu de toutes pièces par le comité organisateur en 2012, ce logo représente la symbolique des Jeux. Chaque élément a sa place; son importance est égale à celle des autres.
«Ce sont plein de mots-clés qu’on a remis ensemble pour faire en sorte que ça décrive en une seule image les Jeux de politique», détaille Étienne Larivière, vice-président aux communications des JDP 2012. En effet, les armoiries regroupent une suite d’images riches de symboles reliées à la discipline des Jeux, la science politique.
Dans le cœur des armoiries se trouvent un livre, un labyrinthe, deux épées s’entrecroisant ainsi que les couleurs de l’Université de Sherbrooke, le vert et l’or. Cet amalgame de composantes dresse un portrait de la complexité des épreuves intellectuelles.
Viennent ensuite le lion et le griffon qui symbolisent sommairement l’autorité, le courage, l’appartenance et la défense d’une entité. Les mots latins «politica», «quantum», «scientia» et «exercitatus» réfèrent aux racines des JDP, soit la politique, le respect, la connaissance et l’affrontement en compétition.
«Les Jeux de Politique demeurent un événement basé sur la franche camaraderie et l’échange entre tous les membres impliqués», peut-on lire dans la Charte constitutive des Jeux de politique2012, rédigée par le comité organisateur des JDP 2012, une charte qui confirme maintenant que les fondations de cet événement, certes encore fraîches, sont bien ancrées pour les années à venir.
Le gala de fermeture des JDP, un cocktail de personnalités
Le gala de fermeture des Jeux de politique2012 (JDP), dont l’Université de Sherbrooke était l’hôte cette année, a eu lieu à l’Atrium à la Faculté des Sciences du campus le 15 janvier. L’entrée en matière s’est d’abord faite avec un dernier débat de l’Université de Montréal (UdeM) contre l’Université du Québec en Outaouais. Quelques juges ont commenté la joute oratoire avant de céder la parole au président d’honneur, Pierre Reid, député du comté de Drummond.
Ce dernier a rappelé l’importance du respect dans la pratique de la politique. Pierre Binette, directeur du département de l’École de politique appliquée, a ensuite discouru sur la prépondérance et l’aspect collectif de l’appareil gouvernemental. Il a statué le gouvernement de soutien de dernier recours lorsque la population est en difficulté. Après ces allocutions riches en sagesse, les étudiants, les dignitaires et les députés présents, dont Pierre-Luc Dusseault, député fédéral de la circonscription de Sherbrooke, ont socialisé entre eux lors d’un cocktail. Le gala s’est ensuite terminé avec le dévoilement des positions des universités. Les cris de joie, chansons de délégation, poignées de mains et remerciements fusaient de partout. Cette fin de semaine aura créé, ni plus ni moins, des liens de fraternité entre les délégués.


