La 30e édition du Parlement étudiant, une simulation plus que réaliste

Par Stéphanie Bénard

La 30e édition du Parlement étudiant du Québec (PEQ) s’est déroulée à l’Assemblée nationale du 2 au 6 janvier dernier. Au total, plus de 140 étudiantes et étudiants, issus de cégeps et d’universités de la province, ont pu participer à cette simulation qui leur permettait de s’initier à la vie parlementaire.

Au menu, les organisateurs leur ont préparé des simulations de travaux de l’Assemblée nationale afin de leur permettre d’expérimenter le fonctionnement du système parlementaire québécois. Ainsi, les participants ont pris la place des élus dans l’enceinte de l’Assemblée nationale, ces derniers n’étant de retour qu’à partir du 9 février.

Le Parlement étudiant

Le Parlement étudiant du Québec est organisé par l’Assemblée parlementaire des étudiants du Québec inc., une organisation sans but lucratif. L’événement invite des participants âgés de 18 à 25 ans à venir se familiariser au fonctionnement de l’Assemblée et aux rouages de la politique québécoise. Pour la simulation, chaque participant est dirigé vers un caucus : les Bleus ou les Rouges. Les Bleus défendent la social-démocratie, la collectivité et l’État-providence, tandis que les Rouges mettent de l’avant le néolibéralisme, le libre marché et les individus. Pendant cinq jours, les participants vont donc débattre, étant mis tour à tour sur l’offensive, du côté de l’opposition, et sur la défensive, du côté du gouvernement.

Durant les mois précédant la simulation, les participants ont préparé leurs argumentaires. Ils ont rédigé des projets de loi et des questions afin de mieux défendre leurs idées et leur vision pour faire avancer le Québec.

La 30e édition

Pour une 30e édition, le Salon bleu de l’Assemblée nationale a ainsi accueilli des jeunes de partout au Québec à vivre cinq jours hors de l’ordinaire, où apprentissages et réseautage sont au rendez-vous. Durant les mois précédant la simulation, les participants ont préparé leurs argumentaires. Ils ont rédigé des projets de loi et des questions afin de mieux défendre leurs idées et leur vision pour faire avancer le Québec.

Chaque caucus doit présenter un budget, trois projets de loi et un projet de livre blanc en fonction des idéologies de leur caucus. Avant la simulation, chacun des partis a donc la chance de lire les propositions des autres et de préparer un argumentaire pour contre-attaquer.

Les journalistes au rendez-vous

Parmi les participants, nous pouvons retrouver les deux chefs de caucus, des ministres, des députés, mais également des journalistes. Le caucus des journalistes apporte du réalisme à la simulation, en alimentant le débat et en observant les moindres propos des autres participants. Cette année, 19 journalistes ont ainsi participé à la simulation. Deux journaux sont publiés, soit Le Funambule qui s’inspire du Devoir et L’Autre Journal qui s’inspire du Journal de Montréal. Les journalistes réalisent aussi des reportages pour la radio et pour la télévision qui sont disponibles sur le site du PEQ.

Une expérience enrichissante

Parmi les participants siégeant dans le caucus des Rouges se trouvait Armand Djavidi, un étudiant à la maîtrise en droit international et politique internationale appliqués de l’Université de Sherbrooke. Pour sa première participation, il a eu la chance d’occuper plusieurs rôles intéressants, notamment celui de député de Sherbrooke, d’adjoint aux communications (en relation avec les journalistes) et de ministre de la Culture et des Communications.

« Personnellement, j’ai adoré mon expérience. C’était très formateur et amusant à la fois comme activité, même si on ne mange pas bien, on ne dort pas beaucoup et on est presque constamment stressés. On rencontre également beaucoup de personnes de tous les domaines d’études. Cette simulation en vaut ainsi complètement la peine. »

Selon Armand, il s’agit d’une expérience concrète qui le motive davantage à se lancer en politique québécoise. Il envisage d’ailleurs de participer de nouveau l’an prochain et il encourage ceux et celles qui ont un intérêt pour la politique à tenter l’expérience.

La simulation de 2016 aura somme toute été très intéressante pour ceux qui ont eu la chance d’y assister. Année après année, le Parlement étudiant attire bon nombre d’étudiants désireux d’en apprendre davantage sur le fonctionnement de l’Assemblée nationale et de la politique québécoise. Les nombreux sujets abordés, comme l’environnement, la démographie ou la justice, viennent contribuer à la réflexion d’un Québec meilleur et idéologique.


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