« Agir ou subir »

Par Jessica Samario

Le documentaire This changes everything de Naomi Klein en collaboration avec Avi Lewis, inspiré de son livre du même titre, a été présenté au théâtre Centennial de l’Université Bishop mercredi le 20 janvier dernier. Le film traite du changement climatique et de toutes les catastrophes qui en découlent à travers le monde depuis quelques années.

 

Une femme engagée

Naomi Klein est une journaliste canadienne, née à Montréal, aussi connue comme étant une militante altermondialiste, auteure depuis l’année 2001 pour son livre No Logo : Taking Aim at the Brand Bullies. Elle a ensuite publié Fences and Windows : Dispatches from the Front Lines od the Globalization Debate en 2003, The Shock Doctrine : The Rise of Disaster Capitalism en 2008 ainsi que This Changes Everything : Capitalism vs. The Climate en 2014. Elle s’implique dans les évènements concernant l’environnement tels que la conférence de Paris sur le climat en novembre dernier et à l’organisation de la marche de la Terre en avril.

 

Le film

La bande-annonce du film est à la fois touchante et dévastatrice : « Nous ne pouvons pas changer les lois de la nature, mais nous pouvons changer notre économie malade. C’est pourquoi le changent climatique n’est pas qu’un désastre, c’est aussi notre meilleure chance d’exiger puis de bâtir un monde meilleure », déclare Naomi Klein.

 

Elle met l’accent sur l’ultimatum que nous envoie la planète présentement : changer nos habitudes de consommations excessives ou subir les conséquences du réchauffement climatique. Malgré l’avancement des dégâts environnementaux, il est encore temps d’agir afin d’éviter le cauchemar imminent. Par contre, il ne nous reste plus beaucoup de temps. Seulement quelques années se trouvent devant nous pour améliorer notre société et la rendre plus saine, autant pour l’humanité que pour l’écosystème. Les propos de Klein peuvent sembler idéalistes et irréalisables, elle en est d’ailleurs consciente, mais ils sont possibles à condition que nous agissions en grand nombre. Elle explique que la plupart d’entre nous font preuve de déni face à cette problématique. C’est tout à fait normal et compréhensible, mais cela n’apporte en aucun cas un résultat positif aux difficultés qui demeurent en expansion. Elle ajoute que c’est évident que si nous dédions le problème mondial aux environnementalistes de ce monde en s’attendant à ce qu’ils trouvent une solution miracle afin de sauver la population de quelques milliards de personnes, il sera voué à l’échec! Chacun doit participer en réduisant les effets polluants de son quotidien. La planète devrait garder une température maximale à 2°C « au-dessus du niveau d’avant l’ère industrielle » afin de rester viable pour les humains. Des scientifiques évaluent qu’il faudrait donc réduire les émissions de gaz à effet de serre de 10% chaque année pour y arriver, car au rythme actuel de l’accumulation du CO2, la température de la Terre grimperait de 6°C dans quelques dizaines d’années. Dépasser cette limite, c’est voir le dernier glacier fondre, certains territoires s’engloutir sous le niveau de l’eau et d’autres tout simplement bruler. Il est donc primordial d’ouvrir les yeux, de mettre un terme au déni collectif dans lequel nous vivons confortablement et de changer!

 

Décompte des catastrophes

Le film contient des témoignages de plusieurs individus venant des quatre coins du monde et qui subissent déjà des ravages du changement climatique et de l’extrême pollution dans plusieurs pays. Les conséquences désastreuses de l’extraction des sables bitumineux en Alberta sur l’eau potable, sur l’oxygène ainsi que sur la survie de certains animaux sont démontrés avec horreur à l’écran. Le Canada fait partie des pays les plus polluants de la planète.

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