Une baise par jour éloigne le docteur pour toujours

Par Daphné Archambault

La Saint-Valentin approche à grands pas : certains vont être enchantés à l’idée de célébrer l’amour tandis que d’autres se remémoreront ces durs moments du secondaire où ils espéraient vainement qu’un admirateur secret leur aurait acheté une rose. Mine de rien, on ne peut pas échapper à cette fête, et c’est pourquoi j’ai décidé de vous rédiger un récapitulatif des bienfaits des relations amoureuses sur notre santé, que ce soit par rapport à l’aspect psychologique ou physique. En effet, je vais faire ce pour quoi un cours d’éducation sexuelle aurait été nécessaire : vous parler des vraies affaires.

L’aspect psychologique se définit par le lien affectif qui vous rattache à l’autre. Je parle ici des p’tits papillons dans le ventre, du p’tit feeling qui vous émoustille, vous affriole, vous titille, de cet état qui vous rend complètement guerlot et qui fait ressortir la guidoune en vous, tsé là, l’amour avec un grand A. Ces vives émotions sont en réalité engendrées par un afflux d’hormones en tout genre : dopamine, ocytocine, phényléthylamine, etc. Pour vous éclairer sur ces termes nébuleux, j’ai effectué quelques recherches et j’ai décidé de vous expliquer brièvement ce en quoi chacune consiste.

Tout d’abord, la dopamine, hormone agissant sur le plaisir, explique pourquoi le désir sexuel s’avère si unique. Elle contribue à donner un sens beaucoup plus profond à l’amour que la simple nécessité de se reproduire. Par la suite, comme tout étudiant modèle, vous avez probablement déjà expérimenté l’abus des bonnes choses, ou plus précisément, de l’alcool. Ce qu’occasionne l’ocytocine, c’est un beau résumé de ce à quoi vous deviez avoir l’air au cours d’une soirée bien arrosée : un individu dépourvu d’inhibition démontrant une confiance débridée. Pour sa part, la phényléthylamine est une hormone aux propriétés d’antidépresseur qui se retrouvent lors du fameux coup de foudre, dans l’exercice physique et… dans le chocolat! Alors les gars, n’en achetez plus à la Saint-Valentin si vous souhaitez avoir une nuit torride, votre chérie sera déjà comblée.

Voilà pourquoi l’amour est si bénéfique pour notre bien-être : ces hormones diminuent votre niveau de stress, d’anxiété, de même que vos tensions musculaires. Elles préviennent ainsi les complications cardiovasculaires, psychiatriques et immunitaires. Bref, dopez-vous à l’amour, c’est bon pour la forme!

L’aspect physique, quant à lui, se révèle tout aussi essentiel pour votre mieux-être. On a tous déjà entendu cette réplique : « Pas besoin de faire du sport, y’a le sexe! » (gros rire gras) Pour répondre à cette affirmation souvent dénuée d’explications, j’ai consulté une étude scientifique émise par PLoS ONE portant sur la question. Les participants ont évalué sur une échelle de 0 à 7 leur perception de l’effort, de la fatigue et du plaisir ressenti après le rapport sexuel. Un accéléromètre a, du même coup, mesuré leur dépense énergétique. Considérant que la durée moyenne d’un rapport sexuel est de 25 minutes, les résultats ont démontré qu’un individu pouvait brûler jusqu’à 101 calories, ce qui représenterait environ un 12 oz de bière (oué!). Cette étude a ainsi confirmé qu’une bonne baise pouvait bel et bien être considérée comme un exercice physique significatif qui aurait une influence sur notre santé. Eh oui! Au grand plaisir de tous, une partie de jambes en l’air peut très bien substituer votre séance de yoga du mercredi soir.

En gros, vous n’avez pas besoin de vous convertir au végétalisme ni d’entreprendre un entraînement démesuré pour améliorer votre qualité de vie : vous n’avez qu’à aimer un peu plus, physiquement et mentalement, et votre corps vous en remerciera!


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