8 postes abolis dans le réseau des bibliothèques de l’UdeS

Bibliothèque Roger-Maltais. Crédit : usherbrooke.ca

Bibliothèque Roger-Maltais. Crédit : usherbrooke.ca

En plus de reconsidérer tout son catalogue d'abonnements, la direction du Service des bibliothèques et archives de l’Université de Sherbrooke se voit obligée d’abolir un total de 8 postes.

Par Nora T. Lamontagne

Le réseau des bibliothèques et archives n’y échappe pas. Comme tous les autres services de l’Université, il doit amputer 10 % de son budget afin de respecter les cibles de réduction de ses dépenses. Pour ce faire, 8 postes seront abolis dès la fin de la session.

Tous les secteurs sont touchés par cette décision : des postes de techniciens en documentation à Roger-Maltais, à la Cartothèque, aux archives et au traitement documentaire ne seront pas renouvelés. Aucun emploi étudiant n’est toutefois concerné par cette mesure.

Pour la directrice générale du Service des bibliothèques et archives, Sylvie Belzile, les décisions prises concernant ces coupures reflètent la direction que prendront les bibliothèques du futur. «Les bibliothèques sont de plus en plus en ligne, on a moins de consultation sur place, les étudiants aiment beaucoup le numérique... C'est sûr qu'on est dans une période de crise, et on est obligés de se transformer peut-être plus rapidement que ce qu'on aurait fait en temps normal. »

Du changement dans le réseau

Afin de réduire la taille du personnel sans pour autant pénaliser les usagers, certains services seront regroupés. Ainsi, la cartothèque Jean-Marie Roy sera déplacée à la bibliothèque des sciences et de génie, ce qui permettra de la fréquenter le soir et la fin de semaine, chose impossible pour l’instant. À plus long terme, Mme Belzile parle également de déménager la bibliothèque de l’École de musique à Roger-Maltais.

Les coupes budgétaires obligent la reconsidération du catalogue complet des bibliothèques. Un grand chantier est d’ailleurs prévu cette année pour réévaluer la pertinence de l’abonnement à certaines publications et déterminer les plus prioritaires.

Depuis le début de l’année, les achats de livres ont été coupés d’environ 5 %. Heureusement, le programme Parents Bibliothèque (qui invite les parents des étudiants à aider la bibliothèque à acquérir des livres) minimise l’impact de cette mesure.

Enfin, les heures d’ouverture des bibliothèques ont été réduites, notamment le vendredi soir et la fin de semaine. La bibliothèque du campus de Longueuil n’ouvre plus ses portes le dimanche depuis la mi-automne.

Pour l’année 2014-2015, les cibles du réseau des bibliothèques et des archives sont atteintes. On peut tourner la page... à condition que le gouvernement n’exige pas d’autres coupes aux universités.

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