Alerte au réchauffement : alcool et température estivale

Crédit photo © Cathie Lacasse Pelletier

Par Ariane Gauthier

Enfin! Les temps maussades sont bien derrière nous pour quelques mois. La saison des terrasses et des plaisirs estivaux s’est bien installée, et malgré certaines corvées inévitables, savourer les délices de cette température est essentiel. Mais qui dit chaleur, dit souvent prendre un petit drink au bord de la piscine pour se détendre. Attention, par contre, aux risques de la consommation d’alcool fusionnée à une météo ardente.

C’est bien établi dans nos modes de vie que lorsqu’on reçoit, on aura tendance à offrir à nos convives une boisson alcoolisée d’abord, en négligeant l’eau. Mais il faut savoir que l’alcool a une capacité de diffusion extrêmement rapide, notamment due à la capacité de ses molécules de se dissoudre aisément dans l’eau et le gras, ce qui compose l’être humain. Et, lorsqu’il fait chaud, cette capacité est accrue. L’alcool a aussi un effet sur l’absorption d’eau, puisqu’elle entraine une diminution de la sécrétion de l’hormone antidiurétique. En plus, les boissons alcoolisées tendent à faire éliminer plus d’eau au corps qu’il n’en absorbe.

Pensez hydratation

Alors, même si la consommation d’alcool est quelque chose qu’on banalise, il faut prendre en considération les différents risques y étant associés, surtout lors de temps chaud, voire en pleine canicule. Un des désagréments les plus communs, c’est la déshydratation. Le réflexe lorsque le mercure monte, c’est de prendre un verre en pensant qu’il désaltèrera. C’est en fait tout le contraire. Puis, en très grande quantité, l’alcool altèrera aussi les capacités de lutte contre la chaleur. Par exemple, une bière glacée sera rafraichissante momentanément, mais coupera la sensation de soif et entrainera des apports en liquide insuffisants. Lors de temps écrasants, l’important est donc de boire davantage, mais davantage d’eau. La transpiration, qui augmente lorsqu’il fait chaud, évacue en plus une bonne partie de l’eau absorbée. Il est alors crucial, compte tenu du fait que le corps fonctionne avec 60 % d’eau, d’en accroitre sa consommation. Mais l’alcool n’est pas le seul joueur qui risque de causer la déshydratation : les sodas, thés, cafés ont aussi des effets diurétiques.

Pensez sécurité

Plusieurs activités nautiques sont pratiquées au Québec lors de la belle saison. Et parfois, on oublie les dangers qu’importe l’alcool lorsqu’il est mélangé à de telles récréations. Cela peut sembler banal, mais il vaudra mieux éviter de boire des breuvages alcoolisés lors de la pratique de sports aquatiques : avec de l’alcool dans le sang, l’individu aura tendance à surestimer ses capacités et à être moins prudent. Les risques de noyades sont donc augmentés. Et, ingurgiter des quantités excessives d’alcool un jour de canicule rend plus à risque de subir des problèmes circulatoires, qui peuvent aller jusqu’à la syncope. Il vaudra donc mieux user de prudence, et préférer la bouteille d’eau à la bière.

Décidément, l’alcool n’est pas à bannir complètement cet été, mais la modération restera toujours le meilleur allié. Même si elle accompagne souvent la sociabilité et les échanges, la consommation de boissons alcoolisées devrait être réfléchie. Lors de temps très chauds, il impose de se déshydrater avec de l’eau, même lors de 5@8!


Partager cette publication