Anne… la maison aux pignons verts : une légèreté qui fait du bien

Par Katrine Joncas

Le 11 mars dernier, Le Collectif a eu la chance d’assister à la pièce de théâtre d’un grand classique, dont l’auteure est canadienne, qui fait encore beaucoup jaser aujourd’hui : Anne… la maison au pignons verts. Présentée au Centre culturel de l’Université de Sherbrooke, cette pièce de théâtre, mettant en vedette le personnage de la jeune Anne, à la personnalité débordante et attachante, a certainement pu en charmer plus d’un membre du public.

Rouquine, péripéties et simplicité

Anne Shirley, orpheline de douze ans, attend sa nouvelle famille à la gare. Excitée à l’idée de rencontrer sa nouvelle famille, elle est rapidement prise d’une énorme déception alors qu’elle apprend que Matthew et Marilla, les parents adoptifs, attendaient un garçon pour les aider à travailler sur la terre. Bien qu’elle eût très peur de devoir abandonner son désir d’aller vivre aux Pignons verts, la rouquine charme rapidement Matthew grâce à sa façon théâtrale de s’exprimer et à sa personnalité attachante. La production de Advienne que pourra se poursuit en présentant plusieurs étapes de l’intégration de la jeune fille durant ses études, en passant par ses joies, ses peines, ses moments de doutes et ses péripéties toutes plus provocatrices de sourires auprès du public les unes que les autres. Dépourvue de confiance en elle, puisqu’elle juge sa chevelure de feu, son vocabulaire enrichi pour exprimer ses grandes idées et son accoutrement moches, elle aura une toute autre idée d’elle-même à la fin du récit alors qu’elle se souhaitera tout autre chose qu’au début.

Cette pièce est dotée d’une simplicité qui peut sembler avoir un effet doux et léger. Entre autres, seulement cinq comédiens sont présents sur scène pour toute la durée de la pièce.   Au départ, tous les comédiens, sauf la comédienne qui interprète Anne, jonglent avec quelques rôles secondaires qui contribuent à l’histoire. Ce changement de rôle ne requiert la plupart du temps aucune sortie de scène : changement de voix, ajout d’un vêtement ou changement d’attitude suffisent à la compréhension des spectateurs.

À l’effet d’un baume

Il n’est pas surprenant que ce succès plaise encore aujourd’hui : les personnages sont attachants, surtout celui d’Anne, et la morale encore plus belle. Bien que le contenu de la pièce s’avère être assez léger, l’histoire nous amène tout de même à réfléchir sur les petits drames que nous expérimentons au quotidien et qui semblent tout à coup beaucoup moins pénible. Ce récit, présentant plusieurs petites histoires, embûches et joies, nous fait voyager dans un univers où il est possible d’être soi-même, malgré la pression sociale qui nous fait souvent croire qu’il est nécessaire d’entrer dans un moule standardisé.

D’un livre, à des séries télévisuelles, à des pièces de théâtre, les péripéties d’Anne Shirley voyagent dans le temps en étant toujours aussi représentatives de la pression sociale qui nous empêche parfois d’agir et de paraître comme bon nous semble. Ayant l’effet d’un baume sur l’âme et provoquant plusieurs rires, et même peut-être des larmes à certains moments, cette histoire est rassurante et composée de plusieurs morales inspirantes. Qui sait, la petite Anne à la chevelure rousse permet peut-être à plusieurs de regagner confiance en eux?


Crédit Photo @ Juno Photos

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