Après l’incendie : quel avenir pour le bar Le Magog?

Par Jordane Boisvert

Le 20 décembre 2017, un incendie majeur ravageait l’immeuble abritant, entre autres, le bar Le Magog. C’était la seconde fois en neuf mois qu’un tel incident se produisait. Les dommages ayant été trop importants, il était impossible de sauver la structure pour rebâtir. Depuis, un espace vide occupe l’emplacement de ce bâtiment historique. Le Collectif s’est intéressé aux racines du bar sherbrookois Le Magog, ainsi qu’à son avenir à la suite de l’incident.

Un immeuble historique

Ce bâtiment, construit en 1836 à la jonction des rivières Magog et Saint-François, a marqué l’histoire de Sherbrooke. À l’origine, il s’agissait d’un hôtel qui servait de relais pour les diligences où l’on pouvait consommer de l’alcool. Ce fut aussi dans cette bâtisse que l’Union nationale prit son essor en 1935 : le parti qui a mené Maurice Duplessis au pouvoir. Duplessis est d’ailleurs l’une des nombreuses personnalités ayant séjourné à l’hôtel le Magog House.

Depuis sa construction, l’immeuble a aussi abrité plusieurs autres bars, des restaurants, des studios de photographie ainsi que des galeries d’art. Les studios de la radio communautaire de Sherbrooke, CFLX, ont pris place pendant plusieurs années au dernier étage de l’immeuble. Selon les animateurs de la station, lorsqu’il y avait un problème technique, on mettait cela sur le dos du « fantôme de Maurice Duplessis ».

Plus qu’un bar pour la population sherbrookoise

Le Magog n’était pas qu’un bar pour la population sherbrookoise, c’était aussi une des salles de spectacles indépendantes et populaires de la ville. C’est ce qui a motivé François Bourgeois, ex-client du bar et artiste de scène, à faire des démarches pour lancer une campagne de sociofinancement pour soutenir les propriétaires du bar, et ainsi rebâtir et relancer leurs activités. Son but est d’amasser un montant de 25 000 $ par l’entremise de la plateforme Onedollargift. M. Bourgeois souhaite que la population fasse preuve de la même solidarité que celle qui a permis à La Petite Boîte Noire de se reconstruire. Il s’agit d’une autre salle de spectacle indépendante, qui avait aussi été ravagée par les flammes en 2015.

Des projets en vue pour l’emplacement du bar Le Magog

Maintenant que ce bâtiment historique n’est plus, tous se demandent ce qui adviendra de l’espace qu’il occupait. Nous avons tenté d’obtenir des réponses de la part des propriétaires ainsi que de la ville, mais ce fut sans succès, malheureusement.

Par contre, une source contactée par l’intermédiaire de la page Facebook du bar a mentionné que la ville aurait un intérêt pour le terrain. Cela concernerait possiblement le déplacement du pont des Grandes-Fourches : un sujet sur la table depuis deux ans déjà, et dont nous devrions entendre parler dans les prochaines semaines. Le bar Le Magog, pour sa part, ouvrira ses portes aux locaux utilisés auparavant par la boîte de nuit Amnesia Night Club, sur la Welligton Sud.


Crédit Photo @ Bar Le Magog, Page Facebook

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