Arik Sikula : bien plus qu’un simple joueur de baseball!

Christophe Lachance-Tardif

Arik Sikula débarque à Québec avec un but en tête : ramener le trophée Arthur E. Ford dans la Vieille Capitale. Le lanceur droitier est un vainqueur partout où il a mis les pieds, reflété par les six championnats qu’il a remportés au cours de sa carrière professionnelle. Derrière son uniforme, on retrouve un homme brillant et très réfléchi qui possède une attitude de gagnant; des éléments essentiels à l’apport d’un septième championnat aux Capitales de Québec.

Pour les partisans qui ne te connaissent pas, quel est ton style de jeu?

AS : Au cours de ma carrière, je n’ai jamais vraiment été un lanceur qui possédait un puissant arsenal de lancer. Je lance beaucoup de prises dans la zone avec trois sortes de balles différentes, soit une rapide à deux coutures, une glissante et un changement de vitesse. Je travaille rapidement sur la butte et j’essaye de provoquer le plus de roulants possibles afin que notre équipe retourne assez vite au bâton. J’ai beaucoup d’endurance et une bonne force mentale.

Comment t’es-tu préparé pour la nouvelle saison?

AS : J’ai joué en Australie de novembre à mars, alors j’ai eu seulement un mois de repos avant d’arriver à Québec. J’ai pris un congé de deux semaines pour reposer mon bras, après avoir lancé plus de 100 manches en Australie. Mon bras est en parfaite santé actuellement. Je me suis entrainé beaucoup pour retrouver une bonne forme physique et je suis maintenant prêt à attaquer cette nouvelle saison.

Quel a été le moment le plus électrisant de ta carrière?

AS : Je passe par une panoplie d’émotions différentes, telles que la colère et l’excitation lorsque je suis sur le monticule. J’ai gagné six championnats durant ma carrière, dont trois lorsque j’étais sur le monticule pour le dernier retrait. C’est difficile de dire lequel des six est le plus spécial. Celui de 2012 à Vancouver, lorsque j’évoluais dans la saison courte pour l’organisation des Blue Jays, a été extraordinaire. J’ai connu une saison incroyable cette année-là. L’hiver dernier, en Australie, nous avons gagné le championnat et j’ai été nommé le joueur le plus utile de notre équipe. Les gens de l’Australie prennent le baseball très au sérieux et ils désirent gagner. J’ai été plongé dans cette culture et ce championnat a également beaucoup d’importance à mes yeux.

Quels sont tes objectifs cette année avec les Capitales? 

AS : Je veux remporter un championnat! D’un point de vue plus personnel, je désire également être le meneur de la ligue au chapitre des manches lancées.

Quel est le frappeur le plus coriace que tu as affronté dans ta carrière?

AS : Jedd Gyorko, le joueur de 3e but pour les Cardinals de St-Louis. Lorsque nous étions au secondaire, c’était une légende! Il avait une moyenne au bâton de .500. Je l’ai affronté une fois, avec un compte d’aucune balle une prise et je lui ai lancé une excellente balle courbe à l’extérieur. Il m’a presque arraché la tête avec son élan!

Comment décrirais-tu ton expérience dans l’organisation des Blue Jays?

AS : J’avais eu beaucoup de plaisir à jouer à l’université, mais je n’avais pas vraiment d’aspiration à devenir un joueur de baseball professionnel dans la MLB. Mes quelques années avec les Jays m’ont fait découvrir plusieurs passions telles que l’entrainement physique, la nutrition et les voyages. Je serai toujours un partisan des Blue Jays pour ces raisons. Je leur serai éternellement reconnaissant de m’avoir donné la chance, même si je ne me suis pas rendu au niveau souhaité. Grâce à eux, j’ai pu rencontrer Brett Lawrie, Edwin Encarnacion, José Bautista, Josh Donaldson et Marcus Stroman pour en nommer quelques-uns.

Quelles sont tes passions à l’extérieur du terrain?

AS : J’adore lire, écrire, étudier la psychologie et faire du yoga. Je suis également un grand passionné de politique et de l’univers spatial. Je ne suis pas comme la plupart des athlètes. Je ne m’adonne pas à la chasse, à la pêche ou à la guitare et je ne joue pas aux jeux vidéo. Je ne suis pas un individu matérialiste, je fais beaucoup d’introspection sur moi-même pour tenter de m’améliorer et voir comment je réagis face à certaines situations.

Après avoir tiré ta révérence du baseball professionnel brièvement l’an dernier, tu as décidé d’aller jouer en Australie tout en écrivant un livre sur les différentes cultures présentes dans le milieu du baseball. Comment va le projet de ce livre?

AS : Au cours de ma carrière, j’ai joué à Porto Rico, au Venezuela, en Australie et après la présente saison, je désire aller jouer à Paris. Le baseball m’a permis de voyager autour du monde. Pour ce qui est du livre, je suis toujours en processus d’acquérir de l’information sur les différentes cultures. J’aime beaucoup écrire et être créatif. Je crois que c’est ce qui fait notre beauté en temps qu’être humain, d’avoir la possibilité de créer.


Crédit Photo © Patrice Laroche, Le Soleil

 

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