Par Simon RD 

Une nouvelle plateforme Web pour la communauté GBTQ+, dans une optique de lieu sécuritaire de discussion et d’aide morale pour les gens aux prises avec une dépendance au crystal metha été mise sur pied par Alexandre Fafard et Jean-Sébastien Rousseau, deux ex-toxicomanes aujourd’hui sobres. Le Collectif a eu la chance de s’entretenir avec l’un des militants, Alexandre Fafard.   

Souvent très méconnu du public et dans le secteur de la santé, la dépendance aux méthamphétamines chez la communauté GBTQ+ est un enjeu indubitable, et le regroupement de Ça prend un village compte créer un espace sécuritaire et digne pour que les gens de cette communauté puissent parler de leur dépendance, en toute confiance, sans honte et sans préjugés. 

Un tabou 

L’une des grandes raisons pour laquelle le silence est gardé face à ce problème de consommation est bel et bien la peur de la honte et du regret. Ceci est indéniablement un couteau à deux tranchants. En effet, plus une personne se renferme sur sa dépendance, plus les chances den sortir sont difficiles. Comme l’explique M.Fafard, le crystal meth est une drogue qui d’entrée de jeu est un stimulant agréablemais qui peut facilement créer des dommages dans la vie amoureuse et sociale. 

Le projet entrepris par les militants-aidants suit donc cette dynamique de permettre à la communauté GBTQ+ d’avoir un espace sécuritaire communément appelé un safe space, pour permettre à ces gens de parler de leur dépendance et surtout de réussir à créer des liens entre eux 

L’organisme veut aussi pouvoir rediriger les individus dans le besoin vers des ressources adaptées et ciblées, ce que le système actuel peine à réaliserDe surcroît, des interactions sociales fortes peuvent effectivement permettre à certains de mieux comprendre leur besoin, et peut-être d’en finir avec cette dépendance. 

Une dépendance différente 

Les problèmes reliés à la dépendance au crystal meth chez la communauté GBTQ+ sont parfois soit culturelssoit identitaires, soit reliés à des problèmes de santé. L«expérience» est aussi reliée à la sexualité, dans le sens où cette drogue et le sexe sont deux moments de dépendance qui sont durs à déloger. Un #camsex a alors aussi été lancé par les deux organisateurs. Cet enjeu unique à la communauté mérite d’être traité de façon distincte et critique, selon le pair-aidant Alexandre Fafard. 

« On veut créer un espace sécuritaire et de discussion pour, entre autres, faire une validation optimale des réels besoins. Dans le meilleur des cas, on aimerait aussi qu’un centre de rétablissement pour hommes gais, bisexuels et transgenres voie le jour », souligne Alexandre Fafard 

Alexandre Fafard et Jean-Sébastien Rousseau souhaitent être des agents positifs et actifs pour la cause grâce à leur expérience antérieure. Ça prend un villagec’est la plateforme pour parler en toute sécurité et loin des tabous.  

Pour avoir plus d’informationwww.caprendunvillage.com


Source photo @ Ça prend un village

Partager cette publication