C’EST L’HEURE DE VOTER !

Par Justine Gravel

C’est ce lundi, 19 octobre, que nous élirons le leader parlementaire canadien. Après près de trois mois à analyser, à peser le pour et le contre de chaque parti, à laisser mijoter dans notre tête toutes ces promesses électorales, c’est maintenant l’heure de se rendre au bureau de scrutin de notre quartier pour y exercer notre devoir de citoyen, avec un voile, un sac de patates ou rien du tout.

Il faut dire que ces soixante-dix-huit jours séparant la date de dissolution de la législature conservatrice et la date des élections ont pu paraître interminables, mais quand tu décides de faire ton choix entre les cinq chefs de partis qui concourent pour être à la tête du Canada, ça paraît trop court parce que la sélection peut s’avérer difficile à effectuer.

Les cinq chefs de partis

En premier lieu, on a Stephen Harper, chef du Parti conservateur, le méchant pollueur qui aime dépenser l’argent dans les forces militaires et qui règne depuis près de dix ans.

En second lieu, on a Justin Trudeau, leader des libéraux, fils d’un homme de renom mais qui n’a pas tout à fait hérité de son charisme et de son talent à verbaliser ses idées, du moins pas en français, et que tout le monde croit trop jeune pour assumer un tel rôle.

Puis, on a Thomas Mulcair, chef du Parti néo-démocrate, le «gauchiste» grand admirateur de Margaret Thatcher, qui a de la difficulté à traduire ses idées de la même façon dans les deux langues.

Finalement, on a Gilles Duceppe, à la tête du Bloc, défendeur des droits des québécois à Ottawa mais qui n’a jamais été réellement dans la course au siège de premier ministre tout comme la cinquième et dernière concurrente, Élizabeth May, militante du Parti vert, grande défenderesse de la nature.

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© Cathie Lacasse Pelletier

 

Le système électoral

Certes, nous ne sommes peut-être pas choyés en matière d’aspirants premiers ministres, mais ça tombe bien parce que ce n’est pas l’un de ces noms que l’on doit cocher sur le bulletin mais bien celui d’un des députés qui se présentent dans notre comté.

Même si plusieurs croient que ce ne sont que des pions au sein de notre système politique, ce sont pourtant eux qui défendent nos intérêts à Ottawa et qui dialoguent sur les enjeux nationaux en faisant valoir leurs convictions. Leur rôle est primordial et il le sera d’autant plus si le gouvernement élu est minoritaire, ce qui risque fort bien de se produire considérant les derniers sondages.

Alors, au diable les votes stratégiques, personne n’est devin et encore moins cette année, alors votons pour le parti qui se rapproche le plus de nos valeurs et de nos idéologies et pour la personne qui saura les défendre le mieux possible au parlement. Pour les moins politisés, il est donc important de s’informer et de ne pas trop se baser sur les croyances populaires. Pour ceux qui croient être informés, on ne l’est jamais trop et la boussole électorale, ce n’est pas suffisant.

Bref, bien que certains boycottent le vote électoral parce qu’ils ont perdu foi en nos politiciens, il est important de se rappeler la raison pour laquelle nous votons, soit d’honorer ce droit qui nous a été donné non sans peine et décider tous ensemble de ce qui est dans le meilleur intérêt de notre pays, parce qu’après tout, c’est ça la démocratie et ce n’est jamais inutile de faire valoir notre choix.

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