C’est l’heure du rapport!

Crédit photo © Blue Bird Banter site officiel

Par Sébastien Binet

Le mi-saison est maintenant derrière les équipes de la Major League Baseball (MLB) et c’est donc le moment de se pencher sur les performances de la seule équipe canadienne du baseball majeur, les Blue Jays de Toronto.

Après avoir connu un début de saison plutôt incertain, les Blue Jays ont réussi à se ressaisir dans le dernier droit de la première moitié de saison pour terminer au troisième rang de la division Est de l’Américaine. Il faut mentionner que malgré une position de milieu de peloton dans sa division, la course qui oppose les Jays aux Orioles de Baltimore et aux Red Sox de Boston est la plus intéressante jusqu’à maintenant.

Une équipe en meilleure posture que l’an dernier

En effet, avec son rendement de 51 victoires contre 41 revers depuis le début de la saison, les Jays ne sont qu’à un match des Red Sox et à trois des Orioles, meneurs de la division. Forte de sa fiche plus que reluisante, l’équipe torontoise détenait, au match des étoiles, le deuxième rang de meilleur deuxième permettant à l’équipe de participer aux séries éliminatoires. À pareille date l’an passé, les bleus ne jouaient même pas pour une moyenne de .500. C’est donc dire que la deuxième moitié de saison laissera place à une très chaude lutte pour la tête de la division puisque comme l’an dernier, la lutte dans l’Est pourrait apporter son lot de surprises.

Un personnel de lanceurs qui donne des sueurs froides

Malgré un rendement d’équipe très impressionnant, il reste encore quelques interrogations dans le camp des Blue Jays. Après avoir connu d’excellentes séries éliminatoires l’an dernier, Marcus Stroman éprouve énormément de difficulté cette saison. Après avoir amorcé la saison comme partant numéro 1, il est maintenant un lanceur inconstant qui peine à connaitre des départs de qualité. Serait-il en train de vivre la même malédiction que Drew Hutchison qui avait lui aussi commencé la saison 2015 au poste de partant numéro 1 avant de voir sa saison 2016 commencer dans les mineurs?

La relève demeure encore une fois une grande interrogation. Plus d’une fois cette saison, la relève est venue bousiller un départ de qualité des lanceurs partants. Leur nombre de défaites est alarmant à bien des égards, mais il ne faut pas paniquer puisque jusqu’à maintenant, l’enclos des releveurs a montré de belles choses aussi. Tout comme Stroman et R. A. Dickey, l’enclos des releveurs est rempli de surprises. Une chose est rassurante par contre, ces lanceurs sont capables de bien performer. Il suffit d’apporter les ajustements pour garder une certaine constance.

Toronto mérite toutefois son succès

Les lanceurs partants quant à eux ont démontré de très belles surprises. J. A. Happ, acquis durant la saison morte, est un lanceur extrêmement fiable jusqu’à maintenant qui engrange les victoires à un rythme astronomique. Avec ses douze victoires, il est le meneur chez les Jays. Outre Happ, il faut mentionner le début de saison fulgurant que connaissent aussi Aaron Sanchez ainsi que Marco Estrada. Les deux joueurs surprennent avec des statistiques plus qu’impressionnantes qui leur ont même permis de participer à la classique d’étoiles. Leur moyenne de points mérités en première moitié de saison se situait en deçà de trois et figurait parmi les meilleures du baseball majeur. Ce trio de partants n’est assurément pas indifférent aux succès que connaissent les Jays.

Malgré des performances époustouflantes des lanceurs partants, il n’en serait rien sans une bonne offensive. Après avoir complètement dominé l’an dernier, les frappeurs des Jays se sont faits un peu plus discrets en début de saison. Avec des frappeurs tels que Josh Donaldson, Troy Tulowitzki, Edwin Encarnacion et Jose Bautista qui ne frappaient pas pour une moyenne combinée de .230 en mai, il est difficile de générer énormément d’offensive. Heureusement pour eux, les difficultés qui affectaient l’équipe torontoise semblent s’être dissipées. Même avec l’absence du frappeur de puissance Jose Bautista, les Jays ne dérougissent pas et ils occupaient le deuxième rang au niveau des points marqués dans l’association américaine. Menée par Josh Donaldson et Edwin Encarnacion, l’offensive pourrait être un facteur déterminant sur le rendement des oiseaux puisque tout comme l’an dernier, un apport offensif considérable pourrait venir pallier le manque de constance de l’enclos des releveurs torontois.

La saison de baseball est extrêmement longue et elle laisse donc place à de nombreux rebondissements. Après avoir montré qu’elle était capable du meilleur comme du pire, l’équipe des Blue Jays de Toronto semble s’être ressaisie et laisse croire à ses partisans qu’elle est déterminée à participer encore une fois à la danse automnale. Avec la date butoir des échanges qui arrive, il pourrait aussi être intéressant de voir si, tout comme Anthopoulos l’an dernier, Ross Atkins sera un acheteur agressif sur le marché des échanges. Une solidification de l’enclos des releveurs pourrait élever les Jays au rang de sérieux aspirants aux grands honneurs encore une fois cette année.


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