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OPINION/     Le 7janvier dernier, cinq ans s’étaient déjà envolés depuis que le quotidien Charlie Hebdo avait été victime d’un attentat sanglant et odieux. La boîte ayant à plusieurs reprises réalisé des caricatures de Mahomet avaiété la cible de quelques tireurs faisant ainsi 12morts. Une autre tuerie avait eu lieu presque en même temps dans un magasin juif, pour amener le compte à 17morts. En ce moment se déroulent les procès des assassins de la tuerie, alors prenons le temps de réfléchir à l’événement et à la question de la liberté d’expression. 

 Par Simon RD 

 

Personne, enfin presque, n’aurait cru que de simples dessins humoristiques auraient pu créer autant de rage chez certaines personnes, voire une certaine partie d’une communauté. Les caricaturistes et journalistes qui sont morts avaient tout sauf le portrait de personnes violentes: au contraire, c’étaient des gens doux et attentionnés. 

 Bien qu’il y ait souvent des facteurs complexes géopolitiques et sociaux qui mènent à des incidents aussi tragiques, profitons de ce moment pour nous questionner sur ce qu’est la liberté d’expression. Tout d’abord, cette liberté est un droit acquis dans la société occidentale, enfin presque. La liberté d’expression est une liberté qu’on ne peut enlever à personne, sauf si bien sûr on l’utilise au profit de la haine. Il y a cinq ans, presque six aujourd’hui, des gens ont été tués pour avoir fait un dessin disgracieux sur une personnalité spirituelle. Un drame qui aurait dû finir en excuse, enfin en quelque chose de très pacifique et assez facile. 

 Encore une fois, aujourd’hui, on commence à craindre pour la liberté d’expression, certains disent qu’on devient de plus en plus censuré, ironiquement à une époque où nous avons de plus en plus accès aux technologies de l’information et des communications. Bien que l’internet semble de plus en plus incontrôlable, telle une zone internationale (en occident bien sûr), que pourrons-nous faire pour à la fois nous permettre encore de critiquer qui on veut et de rire de ce qu’on veut, sans avoir peur de voir arriver l’âge médiéval à nos portes? À ce propos, beaucoup de journalistes qui, dans le meilleur des mondes, offrent de l’information d’intérêt public à la population, sont en danger dans des pays où la liberté d’expression semble être un obstacle à des chefs d’État. 

 Enfin, prenons un moment pour réfléchir à la liberté d’expression, à celle qu’on a et ce que notre quotidien serait sans celle-ci. Profitons de ce qu’on peut tirer de l’incident de Charlie Hebdo pour nous permettre de réfléchir. Il est souvent dit que la liberté s’arrête ou celle de l’autre commence. D’un autre côté, un dicton indéniablement pertinent provenant de Voltaire stipule: «Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire». Ceci s’appelle l’art de la tolérance et nous devons l’être plus que jamais. Soyons Charlie, mais soyonsle toujours.  

 

   

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