Charlotte a du fun : un retour à l’adolescence

Par Vanesa Gonzales

Lundi le 19 février dernier, Le Collectif s’est rendu à La Maison du Cinéma de Sherbrooke pour le visionnement de presse du film Charlotte a du fun. Le film réalisé par Sophie Lorain traite de sujets entourant l’amour à l’adolescence.

Trois filles : Charlotte en peine d’amour, et ses inséparables amies Mégane l’anarchiste et Aube la vierge. Lorsque Charlotte et ses amies se retrouvent en fuite, elles se retrouvent au Jouets Dépôt et tombent aussitôt sous le charme des gars du magasin qui « n’ont rien à voir avec les gars du secondaire ». Elles vont alors postuler pour y travailler pendant le temps de Noël. Charlotte sera décidée à suivre les conseils de Mégane et ne plus être une dépendante affective. Entre les décisions inconséquentes de Charlotte, les tentatives de séduction infructueuses d’Aube et les révoltes de Mégane, le spectateur sera charmé. Grâce à ces trois filles, nous avons le plaisir de retomber en adolescence le temps d’un popcorn.

Ce film a pris l’affiche le 2 mars dans les cinémas. La réalisatrice, Sophie Lorain, en est à son deuxième long métrage. Le premier étant Les Grandes Chaleurs de 2009.  Dans Charlotte a du fun, on retrouve comme actrices principales : Marguerite Bouchard (Charlotte), Romane Denis (Mégane) et Rose Adams (Aube). Marguerite Bouchard (17 ans), qui tient le premier rôle, fut nommée par le passée au Vancouver Web Fest ainsi qu’aux prix Gémeaux en 2016 pour la meilleure interprétation féminine dans une série web jeunesse pour Marc en peluche. La jeune Romane Denis fut par le passé mise en nomination au gala des prix Gémeaux deux fois dans la catégorie de meilleur premier rôle.

Le film commence et on remarque une caractéristique particulière : le film est en noir et blanc. Nous avons l’impression de plonger  dans le monde de l’adolescence. En effet, ce film est caractérisé par la thématique adolescente. Les acteurs sont jeunes et jouent des adolescents ou de jeunes adultes qui sont au secondaire ou au cégep. L’image reste poétique en contraste avec le sujet du film qui l’est un peu moins, soit la sexualité. De plus, la romantique chanson Carmen par Maria Callas servant de trame sonore principale dessert bien ce contraste entre l’amour que Charlotte aimerait retrouver et ses pratiques pour oublier son ex.

Il ne s’agit pas ici d’une critique moralisatrice de la sexualité des adolescentes. Le film expose les questionnements que peut ressentir une jeune femme en découvrant les plaisirs de la sexualité avec divers partenaires consentants. Cependant, on comprend bien que le personnage principal agit d’une telle façon avec une grande volonté, non pas parce qu’elle est influencée par un courant quelconque.

Un autre personnage qui attire l’attention est une adolescente enceinte qui dit clairement que les adultes ne veulent pas savoir que les adolescents ont des relations sexuelles, car ils les imaginent comme étant de grands enfants. Elle fait part du regard de dégoût qui est posé sur elle, alors qu’ils ne connaissent pas son histoire. On y retrouve la réalité des préjugés qui sont présents envers les parents adolescents.


Crédit Photo @ Charlotte à du Fun

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