Par Marc-André Lafrance

Avec le thème « éphémère » de ce mois-ci, j’ai voulu recenser trois choses qui sont, en quelque sorte, éphémères, et ce, malgré le fait qu’elles sont tellement pratiques ou amusantes qu’elles devraient durer plus longtemps.

Le gout (et l’haleine) d’une gomme à la menthe

Que ce soit pour le fun de mâcher de la gomme, parce que tu as oublié de te brosser les dents ou parce que tu tripes sur la sensation de douleur que t’offre chaque inspiration avec cette gomme dans la bouche, le gout disparait quand même vraiment vite. Quant à l’haleine, ça ne cache absolument pas l’odeur de tes tequilas-clamato de la veille.

La nuit

Quand je parle de la nuit, je parle autant de celle où tu sors que de celle où tu dors. Tu aimerais autant que la soirée se poursuive après 3 h du matin que ton réveil sonne plus tard qu’à l’habitude. On devrait peut-être tous devenirs nocturnes, au lieu de chercher des raisons pour boire de plus en plus tôt. Des mimosas, c’est pas mal juste pour ceux qui s’assument pas.

Une batterie de cellulaire

Je ne vais pas parler de la frustration de voir ta batterie te lâcher quand tu arrives pour attraper un Pokémon rare dans Pokémon Go, mais plus de toutes les autres fois avant Pokémon Go où tu aurais rêvé d’une batterie plus longue. Tu en viens à te demander comment les gens faisaient avant les iPhone lorsqu’ils devaient attendre plus de deux minutes quelque part.

De la même façon, j’ai voulu faire l’exercice à l’inverse, et me demander qu’est-ce qui pourrait passer plus vite un peu, mettons que l’on voudrait accélérer le processus :

Un cours de français au Cégep

Analyser en détail une scène de Ti-Coq de Gratien Gélinas, c’est important pour notre culture, autant personnelle que nationale. Mais, force est d’admettre qu’essayer d’extrapoler des significations du gars qui vend des bas à la fille de la duchesse dans l’épilogue de la pièce Tartuffe de Molière, pour finalement comprendre que celui-ci représente une idéologie capitaliste précoce et dénoncée dans les œuvres de ce courant littéraire et en faire un débat pendant trois heures, c’est relativement laborieux, surtout quand tu sors de ton cours de relaxation et que tu somnoles encore.

Le mois de novembre

Le fameux mois de la déprime où tout le monde revient sur son année et se rend compte qu’il n’est pas là où il voulait être en janvier et patata… J’ai du mal à m’expliquer pourquoi on a raccourci le mois de février, mois relax, où la température ne nous dérange plus, où on s’est habitué aux joies de l’hiver, mais que le mois de la déprime internationale dure encore 30 jours.

La fin de session

On est tannés, on est épuisés, on sort pu, on dort pu… La période des examens pourrait vraiment être raccourcie d’une semaine.

Sur ce, profitez bien de votre été, puisqu’il est lui aussi « éphémère » et bonne chance dans vos examens, il ne reste qu’un petit coup à donner!


 

Partager cette publication

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *