Chronique du WWF de l’UdeS: À quel point tenez-vous à votre tartine au chocolat?

Par Alexia Desmarais

Qu’est-ce qu’ont en commun votre chocolat à tartiner, votre margarine, vos produits cosmétiques et la déforestation? C’est l’huile de palme! Cette huile retrouvée dans un nombre impressionnant de produits de consommation est la plus utilisée mondialement : plus que le soja et le tournesol, selon le National Geographic.

Extraite de la pulpe des fruits du palmier à huile, l’huile de palme est cultivée dans plusieurs pays. En fait, 85 % de sa culture se fait en Indonésie et en Malaisie. Prisonniers de cet outil de développement économique, plusieurs citoyens de ces pays producteurs considèrent la culture d’huile de palme comme un fléau environnemental et social, selon le WWF.

En plus des maladies cardiovasculaires qu’elle engendre par sa constitution riche en gras saturé, plusieurs autres aspects de sa culture ne sont pas cutes à connaître. Selon le WWF, la déforestation qu’elle engendre détruit l’habitat de plusieurs espèces. C’est notamment le cas des orangs-outans, qui en sont les victimes les plus touchées. Selon les Nations unies, 98 % de l’espèce disparaîtra d’ici 2022. Les pesticides utilisés pour cette culture polluent les sols et l’eau, qui deviennent inutilisables pour les orangs-outans et les villages environnants qui dépendent de ces ressources. D’emblée, la perte de leur habitat naturel oblige ces primates à explorer des territoires où ils risquent d’être braconnés.

Bien sûr, l’huile de palme affecte également les populations locales. Selon le National Geographic, celles-ci voient leurs terres de subsistance détruites ou vendues à des industries privées bien offrantes. Face à cette corruption paralysante pour les pays en développement, quelle est notre part de responsabilité?

Pour changer la situation, il est impossible d’arrêter entièrement ce type de marché. Cependant, comme l’ONU le suggère, se renseigner sur les produits contenant de l’huile de palme, diminuer sa consommation et éviter d’encourager les compagnies dans ce mode de production semblent de bonnes options de départ. Nous pouvons aussi encourager les exploitations locales, qui se font à de plus petites échelles et qui ont, par le fait même, un impact beaucoup moins important sur l’environnement.


Crédit photo © WWF

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