Par Sophie Houle-Tousignant

Comme beaucoup d’étudiants, j’ai choisi de quitter mon confortable nid familial montérégien afin de m’installer à Sherbrooke pour étudier. Il y a donc trois longues années que j’ai mis les pieds dans cette ville que j’ai aujourd’hui adoptée.

Alors que je suis sur le point d’obtenir mon diplôme, je réalise qu’avant mon arrivée à Sherby, je n’avais réellement aucune idée de ce qui m’attendait. J’avais entendu quelques personnes parler du phénomène de l’UdeS, mais il n’y avait personne dans mon entourage pour m’orienter ou me donner des conseils pour me préparer mentalement à cette aventure universitaire. En bonne vétérante (je n’assume pas encore le mot finissante), je vous partage cinq choses que j’aurais bien aimé savoir avant de venir étudier à Sherbrooke.

L’université, c’est totalement différent du cégep

Évidemment, on ne peut pas comparer la charge de travail d’un bac à celle d’un DEC. Étant moi-même issue d’un programme collégial sous-évalué par la majorité des gens (lire ici sciences humaines profil individu), je ne vous cacherai pas qu’à ma première session à l’UdeS, j’ai dû m’adapter à la quantité de travaux, aux innombrables (parfois pénibles) projets d’équipe et au rythme accéléré de l’université. Et non, même après 3 ans, la mi-session ne paraît pas moins pénible, loin de là. Il est donc important de se laisser un temps d’adaptation et d’éviter de paniquer!

Rares sont ceux qui vivront dans la richesse

Même si la bière n’est que 2 $ dans les 4@7, la vie universitaire coûte assez cher. Appartement, épicerie, frais de scolarité, livres et matériel scolaire… nul besoin de vous dire que vous ne deviendrez probablement pas riches en effectuant vos études, malgré les stages coopératifs. Il est donc primordial d’adapter son mode de vie en fonction de ses moyens, et par conséquent, faire des concessions. Heureusement pour nous, pauvres étudiants, les prêts et bourses existent!

L’implication a bien meilleur goût

À l’UdeS, les comités, les compétitions universitaires et les activités extrascolaires sont innombrables. Peu importe vos intérêts, vous trouverez quelque chose qui vous plaira et qui vous permettra de rencontrer des gens qui vous ressemblent, tout en bonifiant votre curriculum vitae. De plus, chaque semaine, un grand nombre de partys sont offerts aux étudiants, autant sur le campus qu’à l’extérieur, pour favoriser les rencontres et la création de souvenirs mémorables…

Garder la forme, un vrai défi

Vous l’aurez compris, venir étudier à Sherbrooke signifie souvent que vous devrez gérer votre alimentation, votre consommation d’alcool et votre activité physique comme de vrais adultes. Ceci dit, il n’est pas toujours facile de garder une forme athlétique lorsque l’on vit en appartement avec d’autres étudiants, que l’on sort plusieurs fois par semaine et que l’on est trop occupés à étudier pour se cuisiner de bons repas équilibrés. Il est donc normal d’assister à un certain relâchement, même si vous êtes extrêmement motivés. L’avantage à Sherbrooke est qu’il existe non seulement plusieurs centres de conditionnement physique (dont un directement sur le campus), mais également une grande variété d’activités sportives offertes à l’Université comme à l’extérieur (vive l’Estrie et ses nombreuses montagnes!).

Le sherbylove n’est pas un mythe

Peu importe d’où vous venez, l’expression sherbylove s’est probablement déjà rendue à vos oreilles depuis votre arrivée à Sherbrooke, et peut-être même avant. Cette grosse boule d’amour est plutôt difficile à expliquer, c’est davantage quelque chose que l’on vit durant notre aventure universitaire. Tout ce que je peux vous dire, c’est que peu importe le temps que vous comptez passer ici, profitez de chaque instant. La fin arrivera bien plus vite que vous ne le croirez!


Crédit photo © ledevoir.com

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