Une Classique mondiale réussie

Par Mathieu Fontaine

C’est mercredi dernier que s’est terminée la Classique mondiale de baseball 2017, avec une éclatante victoire des Américains sur l’équipe portoricaine. Encore une fois, cette édition a laissé place à des surprises et des déceptions.

Une équipe canadienne incomplète

Bien qu’il s’agisse du plus gros événement de baseball sur la scène mondiale, la majorité des équipes ne peuvent compter sur leurs meilleurs atouts. C’est le cas du Canada qui était privé de gros noms comme Russell Martin, Michael Saunders, Brett Lawrie et compagnie. Malgré la présence d’autres vétérans comme Éric Gagné, Ryan Dempster et le joueur vedette Freddie Freeman, nos porte-couleurs n’ont pu goûter à la victoire en trois matchs.

Une formule unique

Le tournoi est divisé en trois rondes distinctes : la première sert à déterminer les huit meilleures équipes participantes et est disputée sur quatre territoires différents. Ensuite, les huit équipes restantes se divisent en deux groupes et se disputent les quatre places disponibles dans le carré d’as. Cette année, la plus grosse surprise est venue de l’équipe d’Israël, qui est demeurée invaincue jusqu’au milieu du second tour. L’équipe cubaine n’a pu, quant à elle, aller chercher une seule victoire lors de ce tour. Au final, les Américains se sont vengés de leur seul échec en première ronde face aux Dominicains pour passer au tour final en compagnie de Puerto Rico, tandis que le Japon et les Pays-Bas ont respectivement terminé premier et deuxième du second groupe pour accéder aux demi-finales.

Du baseball de haut calibre

Les deux demi-finales ont laissé place à du jeu très serré : les Portoricains ont eu besoin de onze manches pour venir à bout des Néerlandais par la marque de 4 à 3, tandis que les États-Unis et le Japon ont offert un excellent duel de lanceurs qui s’est finalement terminé à l’avantage de nos voisins du sud. Les artilleurs américains ont remis ça lors de la grande finale alors que Marcus Stroman a lancé six manches n’accordant qu’un seul coup sûr à l’attaque de Puerto Rico. La relève est venue finir le travail et les États-Unis l’ont emporté au compte de 8 à 0. Nul doute que la meilleure équipe a remporté les grands honneurs.

Somme toute, l’événement aura encore une fois été un succès, et ce, en dépit du fait qu’on ne retrouve pas tous les meilleurs joueurs de chaque nation. Cette situation permet toutefois à des jeunes de sortir de l’ombre et de constater que le baseball mondial est en santé. Les amateurs de baseball pourront d’ailleurs se donner rendez-vous ce week-end du côté du stade olympique pour les traditionnelles rencontres préparatoires des Blue Jays de Toronto qui recevront les Pirates de Pittsburgh le vendredi 31 mars et le samedi 1er avril. Play ball!


Crédit photo © mlb.com

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