Collège Frontière : Lire pour la vie

lire_pour_la_vie_petit« Nous devons éduquer tous les membres de la famille, peu importe où se trouve leur travail et peu importe la façon dont ils gagnent leur vie » : voilà la philosophie qui régit les activités de Collège Frontière depuis sa formation. Fondé en 1899 par Alfred Fitzpatrick, l’organisme poursuit son but d’aider les gens ayant des difficultés de lectures ou en plein processus d’alphabétisation, et ce, partout au pays. Sherbrooke n’y échappe donc pas.

Simon-Pierre Gagnon

«Ça me tient à cœur. J’étudie en littérature, la lecture fait donc partie de ma vie. Je veux transmettre ma passion, apprendre à lire aux jeunes, car apprendre à lire dès le jeune âge leur amène beaucoup plus tard» me partage Billie-Anne Leduc, coordonnatrice des activités d’été de la division sherbrookoise de Collège Frontière.

Nous sommes assis dans son petit bureau caché dans un recoin de l’Université. Je ne peux m’empêcher de scruter l’énorme bibliothèque de livres et de jeux, qui leur serve à animer des tentes de lecture. Le but de ces tentes est de faire de l’animation autour de la lecture, que ce soit sous forme de spectacle de marionnette, pièce de théâtre, jeux éducatifs, etc.

Elle me montre l’exemple d’une tente qui a été fait récemment sous le thème des planètes. Ses bénévoles avaient confectionné un cahier d’activité, où les enfants pouvaient dessiner et répondre à des questions. Billie-Anne est ouverte aux idées les plus farfelues et les plus surprenantes. «Si un bénévole m’offre de se déguiser en pirate par exemple, je vais lui donner le feu vert, c’est certain.»

Ces tentes sont faites un peu partout, souvent auprès des populations démunies, où le taux d’alphabétisation est plus bas que chez les mieux nantis. Elles aident les jeunes de ces quartiers à connecter avec la lecture. De plus, autant pour ceux-ci que tout autre enfant du primaire, ces tentes les aident à garder intérêt face à la lecture durant les vacances d’été pour ne pas perdre  de ce qu’ils ont appris sur les bancs d’école.

Collège Frontière est lié à plusieurs organismes de la région, telles que Famille Espoir, l’Office municipal d’habitation, Jardins Fleuris et divers CPE et garderies en milieu familial.

Durant le reste de l’année, d’autres activités sont organisées pour ces jeunes. On organise des cercles de lecture dans les écoles en petit groupe. Les bénévoles peuvent aussi faire de l’aide au devoir avec les jeunes afin de les aider dans leur apprentissage. Pour les adultes, on offre aussi du tutorat, individuel ou en petit groupe selon leur choix.

Dans l'ensemble du Canada, Collège Frontière offre encore plus de services dans diverses villes. À Kingston, les bénévoles sont dépêchés dans 5 pénitenciers de la région pour offrir leur aide aux prisonniers. À Vancouver, on offre un programme d’apprentissage d’anglais langue seconde aux aides domestiques.  À Toronto, l’organisme a créé un centre d’apprentissage nommé Beat the Street visant à aider les jeunes qui ont abandonné l’école et qui se retrouvent à la rue. Ceux-ci ne sont que quelques exemples des innombrables actions de Collège Frontière partout sur le territoire canadien.

Billie-Anne me parle avec fierté de son équipe de bénévoles. Elle souhaite tout de même l’agrandir davantage encore afin d’offrir un meilleur soutien à la population.

Si vous souhaitez faire partie de son équipe, vous pouvez la contacter sur son courriel usherbrooke@frontiercollege.ca

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