Comme dans un gros elran

Crédit photo © Entrée Libre

Par Andrée-Anne Roy 

Ayant raté la dernière prestation de Bernard Adamus au Granada au printemps passé, j’ai eu droit à toute sorte d’éloges sur son spectacle de la part de mon entourage. Apparemment, j’avais manqué tout un show! J’ai toutefois eu la chance de me reprendre vendredi dernier lors de sa venue à la Fête du Lac des Nations et je ne peux pas dire que j’ai été déçue, loin de là... 

Je ne sais comment qualifier le style de cet auteur-compositeur-interprète. C’est en passant par du reggaeton et du blues ainsi que par du folklore québécois qu’Adamus partageait son énergie avec la foule vendredi. La foule se dandinait les hanches sous les rythmes effrénés et éclectiques du chanteur. C’est par des paroles cocasses et peu de sens que les Sherbrookois ont commencé leurs vacances de la construction, sans trop penser, mais en se laissant guider par de la musique qui fait du bien. En passant par Brun, 2176 et Hola les lolos, Adamus a fait un survol de son parcours musical. En effet, son spectacle est bâti autour de trois albums!

La vitesse de ses propres paroles lui a causé quelques baffouements rigolos et surtout humains. Son style et son énergie me faisaient penser à Dédé Fortin qui était lui aussi une bête de scène. Leurs paroles reflètent toutes deux le paysage québécois avec légèreté. C’est ainsi que les airs de banjo et d’harmonica se faisaient entendre et la foule chantonnait.

La foule ne s’est donc pas pas laissée abattre par les risques de pluie et encore moins par les alertes d’orages violents. Cette soirée-là, tout le monde relaxait avec un Adamus réconfortant qui fut à la hauteur de mes attentes. Sa musique, ses paroles me rappellent un mon’oncle qui s’ouvre une bière en grattant sa guitare et en partageant ses états d’esprit, que du confort, comme dans un gros elran.


 

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