Comme des autruches dans le Sahara

Crédit photo © TuxBoard

Par Sébastien Binet

Il fut un temps où les délégations de certains pays croyaient réellement au poids d’un boycottage olympique. Ce temps est maintenant bien loin. Le gouvernement brésilien ne cesse d’accumuler les bourdes et pourtant aucune délégation ne lève le petit doigt pour dénoncer ce qui se produit là-bas. Corruption, injustices sociales et désastre économique, rien ne s’est pas produit depuis que les préparatifs des prochains Jeux olympiques ont débuté à Rio.

Les Jeux olympiques : une machine de paraitre

Avec l’accessibilité des médias, des réseaux sociaux et de n’importe quel contenu transférable en temps réel de partout vers partout, tous les yeux seront rivés sur la compétition qui aura lieu du 5 au 21 août. C’est un événement en soi. C’est divertissant et la rareté de la compétition enjoint à tous les bons sportifs de salon de suivre la majorité des épreuves qu’il est bien rare autrement de voir à heure de grande écoute. Mais pour assister à ce si grandiose spectacle, on ferme les yeux sur tant de problèmes. Le pays hôte ne peut pas se permettre de ne pas bien paraitre aux yeux du reste du monde, et ce, au détriment de sa propre population.

Le Comité international olympique (CIO) devrait agir

Je ne comprends pas qu’encore en 2016, on ne se lève pas contre ce genre de pratique. Les problèmes du Brésil ne datent pas d’hier. Est-ce qu’on s’imagine qu’un pays aussi peu équilibré puisse le devenir en organisant une compétition de l’envergure des Jeux olympiques? Il est certain que de boycotter une compétition qui a déjà demandé à un pays de débourser plusieurs milliards n’aiderait sûrement pas la situation économique, mais l’escalade n’arrêtera donc jamais? Après Sotchi qui a coûté plus de 51 milliards de dollars, on voit maintenant un pays déchiré par la pauvreté qui souhaite quand même convaincre tout le monde que tout va pour le mieux. Demander à des athlètes qui s’entrainent depuis quatre ans de prendre la décision de jeter tant de sacrifices à la poubelle, c’est un peu comme demander à un sprinteur de s’amputer lui-même la jambe. Personne ne voudra le faire parce qu’on se conforte dans notre situation personnelle confortable et c’est tout à fait normal jusqu’à un certain point. Le CIO a toutefois la possibilité de prendre ce genre de décision et pourtant, il semble aussi aveuglé par la situation que les autres. La compassion est si éphémère lorsqu’on parle d’argent et d’image.


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