Concours Charles-Rousseau : la délégation de l’Université de Sherbrooke prend la première place

Par Pierre-Alexandre Desrosiers

Au Bénin se déroulait cette année le Concours Charles-Rousseau de plaidoirie en droit international organisé par le Réseau francophone de droit international (RFDI). Du 28 avril au 6 mai, Camille Bergeron, Delphine Ducasse, Aurélie Mont-Reynaud et Marie-Ève Laramée ont représenté l’Université de Sherbrooke et sont ressorties avec la première place.

C’est quoi le Concours Rousseau?

Chaque année, le RFDI organise le concours permettant de développer les connaissances en droit international public dans le cadre d’un concours interuniversitaire. Chaque institution participante présente deux équipes représentant chaque partie de la cause entendue et plaidant devant des spécialistes de droit international. On retrouve généralement entre 150 et 200 personnes des quatre coins du monde à l’occasion, et cette année, 22 institutions, dont l’Université de Sherbrooke, étaient présentes à l’Université d’Abomey-Calavi au Bénin.

Au calendrier cette année… la victoire de l’Université de Sherbrooke!

L’édition de cette année demandait aux équipes de plaider un cas entre deux États fictifs en droit de la mer, en incorporant à la fois des cas de cyberattaques. Afin d’être dûment outillées avant de se rendre au Bénin, les quatre étudiantes sherbrookoises ont préparé leur dossier entre les mois de novembre et mars, alors qu’elles ont dû remettre leur mémoire qui allait servir d’évaluation.

Ainsi, la délégation de l’Université de Sherbrooke s’est retrouvée dans un pool avec quatre autres universités, dont les universités Yale, de Genève, de Montréal et de Cergy-Pontoise. Elles allaient affronter chaque équipe une à une, après quoi les deux meilleurs accèderaient aux joutes éliminatoires. Ainsi, l’Université de Sherbrooke s’est dirigée vers les joutes éliminatoires en tant que meilleure équipe de leur pool devant Cergy-Pontoise et allait se mesurer à l’Université Paris-Nanterre.

Suite à une joute exemplaire en quarts de finale, elles se sont mesurées à Cergy-Pontoise en demi-finales avant d’accéder à la finale où elles allaient affronter l’Université Libre de Bruxelles. Notons la présence – en tant que juge pour la finale – de l’honorable Ronny Abraham, juge en chef de la Cour internationale de Justice. Plus tard en soirée lors de l’annonce des résultats, elles ont pu célébrer une victoire bien méritée.

De l’excitation, de la surprise… et surtout du bonheur à savourer la victoire

Rejointe au Bénin, Camille Bergeron expliquait à quel point elle avait apprécié l’expérience et la chance de pouvoir participer à un tel événement qui ne permettait non seulement de se mesurer à de prestigieuses universités, mais également d’enrichir sa propre connaissance en la matière et par la même occasion faire de formidables rencontres, que ce soit leurs adversaires ou encore des sommités en droit international telles que le juge Abraham. Elle expliquait également à quel point l’organisation du concours avait été excellente, ce qui lui a permis d’apprécier davantage le concours dans son ensemble.

De son côté, Delphine Ducasse raconte que l’investissement massif en temps et en effort requis à travers leurs sessions universitaires n’avait pas été facile, mais qu’en fin de compte, il en valait la peine. Selon elle, au-delà d’être un concours, le Concours Charles-Rousseau est également une formation globale pour toutes les personnes qui souhaitent travailler en droit international.

Une telle victoire dans un concours aussi prestigieux, ça représente quoi? Camille Bergeron reconnait qu’elle a été légèrement surprise par le résultat, mais très contente tout de même. Elle ne savait pas réellement à quoi s’attendre avant le concours, n’ayant pas vraiment de moyen de connaitre la force des autres universités et qu’ainsi, le résultat était d’autant plus agréable. Elle est consciente du poids de cette victoire sur sa carrière et sur sa formation professionnelle. Elle se disait surtout fière de l’effort d’équipe déployé et du travail acharné de ses collègues et entraineurs. Delphine Ducasse, de son côté, est également fière de son équipe et souligne que c’est l’esprit d’équipe et la coopération qui les aura menées vers la victoire. Elle tient à féliciter toutes les autres universités, mais plus particulièrement l’Université Libre de Bruxelles qui a atteint la finale.

Il est important également de souligner les excellentes performances individuelles de Delphine Ducasse, Marie-Ève Laramée et Camille Bergeron qui ont été classées respectivement 8e, 5e et 3e au classement des meilleurs plaideurs et plaideuses du concours.

Pour finir, les étudiantes tiennent à remercier leurs deux entraineurs Vanessa Tanguay et Jonathan Kuntz pour leur soutien et leurs enseignements, avec qui elles partagent cette belle victoire.


Crédit Photo © Camille Bergeron

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