Conférence sur la politique québécoise simplifiée : démystifier et comprendre la politique ensemble

Par Mireille Vachon

Le jeudi 10 janvier dernier, une cinquantaine de personnes se sont déplacées à l’Agora du Carrefour de l’information pour prendre part à une conférence sur la politique québécoise simplifiée. Cette activité organisée par Amélie Drainville, porte-parole femme de Québec Solidaire Université de Sherbrooke (QS UdeS), avait pour but d’informer les étudiant.e.s sur le fonctionnement du système politique québécois actuel avec l’aide de David Lanneville, politologue, et de Christine Labrie, députée solidaire de la circonscription de Sherbrooke.

Un mode de scrutin, plusieurs lacunes

Monsieur David Lanneville a brisé la glace en résumant le fonctionnement de la politique québécoise, misant surtout sur le mode de scrutin. Avec celui en vigueur au Québec, soit le mode de scrutin uninominal majoritaire à un tour, le pourcentage de vote pour un parti diffère du pourcentage de députés élus de ce même parti. Par exemple, lors de la dernière élection provinciale, la CAQ a obtenu 38 % des votes, mais à l’Assemblée nationale, 59 % des sièges sont occupés par des députés caquistes, ce qui est beaucoup plus élevé que le nombre de votes. D’un autre côté, le Parti Québécois et Québec Solidaire ont remporté respectivement 17 % et 16 % des voix, alors qu’ils occupent uniquement 7 % et 8 % des sièges. Le gouvernement Legault, lors de sa campagne, a affirmé à plusieurs reprises qu’il remédierait aux lacunes du mode de scrutin. Il reste à voir si les actions suivront les paroles.

Revue de l’actualité avec QS UdeS

Dans la deuxième partie, Amélie Drainville, William Champigny-Fortier et Owen Martin, tous membres de QS UdeS, ont abordé les grandes lignes suivantes : l’environnement, l’éducation, le féminisme et la santé. La question de la rémunération des stages, entre autres, tient Christine Labrie à cœur. Elle appuie les étudiants et croit qu’ils ont raison : « C’est absolument injustifiable qu’en ce moment, il y ait des stages rémunérés dans certains programmes, alors que dans d’autres non, et c’est encore plus inacceptable que ce soit très genré comme problématique. Je vous incite à vous mobiliser, car vous avez raison. », a-t-elle affirmé. La députée est convaincue que c’est le temps maintenant d’aller chercher une rémunération adéquate des stages.

Une députée dévouée

Par la suite, une causerie avec Christine Labrie, animée par Simon Dubois (membre QS UdeS), a pris place. Le désir de la jeune députée de se présenter en politique vient de plusieurs frustrations vécues par rapport à des décisions prises dans les dernières années, principalement en matière de développement urbain et de transports en commun. Elle espère faire progresser le gouvernement pour le mieux. Madame Labrie adore son nouveau milieu de travail : les tâches sont variées et l’équipe de QS se complète à merveille. Christine Labrie est reconnaissante envers tous les citoyens de Sherbrooke pour le fort appui qu’elle a reçu de leur part et elle compte défendre les intérêts des Sherbrookois pour les quatre prochaines années.

Pour ceux qui aimeraient voir ou revoir la conférence, celle-ci est disponible sur la page Facebook de Québec Solidaire Université de Sherbrooke.


Crédit Photo @ Mireille Vachon

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