Contrôler sa « zone de confort »

Par Mathieu Fontaine

Si on vous parle de votre « zone de confort », à quoi pensez-vous? Souvent, certaines situations professionnelles ou des contextes quotidiens où vous êtes confrontés à sortir de la vôtre vous viendront à l’esprit. La plupart du temps, on vous dira : « C’est bon de sortir de votre zone de confort, ça vous fait vivre de nouvelles expériences! » Dans l’univers sportif, cette réalité est tout autre : on cherche à y rester le plus longtemps possible.

L’inconfort et le sport

Y a-t-il quelque chose de plus désagréable que de pratiquer son sport favori sans être en pleine possession de ses moyens, sans être capable de performer au niveau souhaité? Demandez aux athlètes professionnels et ils vous répondront tout de suite à la négative. Pourtant, ceux-ci sont souvent confrontés à vivre des situations semblables, et ce, contre leur gré : les campagnes sont longues, les matchs sont intenses et les blessures sont fréquentes. Ce faisant, ils doivent composer avec des hauts et des bas pendant des saisons, voire même des carrières complètes. Par contre, l’inconfort ne se situe pas simplement dans les blessures, il peut également être psychologique. Les entraîneurs, les coéquipiers et les membres d’une organisation sportive ne font pas toujours l’unanimité. Ainsi, un peu comme dans n’importe quel milieu de travail, on doit performer dans des conditions peu favorables. Il faut donc trouver les outils nécessaires et arriver à trouver cette zone où rien ne peut nous déranger, celle-là même où nous nous sentons intouchables.

La « zone de confort »

Rares sont les athlètes qui sont capables de rester dans leur « zone de confort » pendant une année entière. Pourtant, il y en a : nous n’avons qu’à penser à Éric Gagné, qui a réussi 84 sauvetages consécutifs entre 2002 et 2004. C’est donc dire que pendant près de deux saisons complètes, il a été inébranlable au monticule en tant que releveur numéro un, l’un des jobs les plus ingrats du baseball. Il s’agit d’un exemple parmi tant d’autres, mais il prouve que c’est un objectif atteignable. Pour ce faire, de plus en plus de sportifs ont recours à la psychologie sportive. En travaillant sur l’aspect mental des athlètes, on réussit à augmenter ses capacités à exceller sur le terrain. De cette façon, il devient beaucoup plus facile d’exceller sur une base régulière, de bien gérer ses émotions, d’être motivé et concentré. Les astres sont alors alignés pour des performances de qualité. Bien que la psychologie sportive ne soit qu’une manière parmi tant d’autres d’atteindre notre « zone de confort », il est clair qu’elle peut aider n’importe quel sportif. En contrôlant une panoplie de détails, on assure le bon fonctionnement mental de l’athlète et, du même coup, son rendement.

Bref, que ce soit au travail ou dans le sport, nous serons toujours confrontés à différents contextes qui nous sortiront de cette fameuse zone. Ne reste qu’à bien s’outiller pour les affronter et les vaincre.


Crédit photo © stories.sandisk.fr

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