Par Carl Perron 

Il y a déjà plusieurs indicateurs de la fin imminente de la pandémie. Les hospitalisations sont en baisse un peu partout dans la belle province, la vaccination semble efficace jusqu’à maintenant et les infections diminuent aussi, ce qui fait que plusieurs régions sont passées en zone orange. Cependant, cette sortie de confinement est remise en question par plusieurs analystes. Ils se sont basés notamment sur trois facteurs qui peuvent avoir un rôle majeur sur cette fin tant désirée par tous. 

Le premier facteur qui menace ce retour à la normale est le retard dans la vaccination. Un retard qui est bien présent au Québec, mais aussi dans tout le pays. Bien que le vaccin soit efficace, s’il n’est pas administré rapidement à une grande majorité d’individus, le virus aura toujours une longueur d’avance. Il nous faut donc accélérer cette vaccination, notamment dans les résidences pour personnes âgées en raison de la vulnérabilité de celles-ci face au coronavirus. 

Un autre facteur qui inquiète et qui menace cette sortie du confinement est l’arrivée des variants. Et ils sont plusieurs! Bien sûr, il y a le variant britannique qu’on connaît un peu plus, mais il y a le variant sud-africain qui donne du fil à retordraux chercheurs qui tentent par tous les moyens de le contrôler.  

Puis, il y a le variant brésilien, une troisième souche qui vient rajouter à la complexité de cette pandémie. Ces variants pourraient faire perdurer cette pandémie en raison de leur contagiosité plus élevée. Pour le moment, les variants ont la vie facile parce qu’on n’est pas encore bien équipés pour les détecter, comme le dit Cécile Tremblay du CHUM. 

Finalement, il y a la fameuse semaine de relâche. En Ontario, le premier ministre Doug Ford confiait ses inquiétudes quant à l’augmentation des cas de COVID-19, notamment à cause du variant britannique, lequel est plus présent que jamais dans cette province. La solution qui a été adoptée la semaine dernière est celle du report de la semaine de relâche. Cela ne fait pas l’affaire des quatre principaux syndicats d’enseignement en Ontario, mais le gouvernement Ford ne compte pas revenir sur cette décision. 

Au Québec, le gouvernement de François Legault a pris la décision de maintenir la semaine de relâche comme prévue. Toujours d’après Cécile Tremblay, microbiologiste et infectiologue au CHUM, le report de ce congé scolaire n’est pas la solution à privilégier. Elle propose plutôt d’autres pistes à explorer comme le maintien des mesures mises en branle depuis le retour des Fêtes. Cependant, cela demandera une collaboration de tous les Québécois pour qu’il n’y ait pas d’augmentation à la fin de la semaine de relâche. Il ne faudra pas relâcher nos efforts si nous ne voulons pas empirer notre situation.

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