Critique : DO THE RIGHT THING, USA, 1989.

Par Rosanne Bourque

Film réalisé par Spike Lee.
Avec Samuel L. Jackson, Spike Lee, Martin Lawrence et Rosie Perez.

Synopsis

L’action se déroule à New York dans un secteur multiethnique lors d’une journée de canicule. Mookie, un jeune Afro-Américain, travaille pour la pizzéria de son quartier en tant que livreur. Plusieurs tensions se font sentir entre les propriétaires du restaurant italien et les Afro-Américains. La situation entre les différentes cultures ne cesse de se dégrader et devient finalement incontrôlable. À travers cela, nous faisons la rencontre de différents personnages tels que l’animateur de radio, interprété par Samuel L Jackson, et Da Mayor, le vieux clochard du quartier, qui conseille à tous les passants d’être justes et de faire la bonne chose.

Un propos engagé

Dans cette édition, nous avions envie de vous présenter ce chef-d’œuvre de Spike Lee, puisqu’il pointe du doigt différents enjeux liés à la diversité culturelle. Racisme et conflits sont les principales problématiques exposées, mais le réalisateur met aussi en évidence plusieurs contrastes. L’amour et la haine, la justice et l’injuste, les riches et les pauvres et ainsi de suite… Do the right thing livre en fait une forte critique de la société américaine des années 80. Pour cette raison, la sortie du film a causé quelques controverses. Les gens craignaient que le film n’entraîne un mouvement haineux dans la société. Pourtant, Radio Raheem, un des protagonistes, articule un monologue en opposant l’amour et la haine et au bout du discours, c’est l’amour qui fini par triompher.

Une esthétique colorée

La dimension sociale de ce film est percutante, mais, en tant qu’étudiants ayant besoin d’une pause d’étude, vous serez aussi marqués par le style amusant du réalisateur. Les couleurs chaudes qui rappellent l’Afrique, la musique reggae et les vêtements de style hip-hop nous plongent dans un autre monde. Un univers complètement déjanté grâce à ses clins d’œil à la culture populaire des années 80, mais aussi grâce à ses procédés stylistiques. Entre autres, parce que c’est un des premiers films où les personnages s’adressent directement à la caméra lorsqu’ils se provoquent. Les personnages de chaque ethnie font des monologues s’adressant aux autres clans, tout en regardant droit dans l’objectif. Le film s’approche beaucoup des vieux vidéoclips de rap. Vous aurez les paroles du film dans la tête comme si c’était une chanson tellement le scénario est rythmé et harmonieux.

C’est du temps bien investi dans votre culture, mais c’est surtout le genre de film que vous voudrez voir plus d’une fois.

Si vous voulez avoir une meilleure idée du ton de l’œuvre, n’hésitez surtout pas à écouter la chanson thème du film « Fight the power » de Public Enemy.

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