Daniel Bélanger : plénitude et bonheur bien sentis

Par Jasmine Godbout

Le samedi 14 octobre dernier en soirée, Daniel Bélanger présentait le spectacle de sa tournée Paloma, album sorti en 2016. Avec plus de 25 ans de carrière et sa sagesse d’homme aux cheveux grisonnants, ce pilier de la chanson pop-rock québécoise a interprété autant les grands succès de son répertoire que ses nouveautés au Centre culturel de l’Université de Sherbrooke, et ce, devant une salle quasi comble et énergique.

Le public dans la poche

Entre les musiciens et le public s’est créé une chimie générale dès la fermeture des lumières et le début de la projection qu’on ne peut plus captivante. Animé par l’énergie de la salle, Daniel Bélanger explique, après avoir lancé deux compositions, que l’idéal serait de la conserver et de la partager mutuellement tout au long du spectacle.

L’homme d’expérience est d’abord accueilli par un tonnerre d’applaudissements. Le groupe de musiciens aura même droit à une première ovation debout, tout juste avant l’entracte, à la suite d’une improvisation musicale hors du commun sur la chanson Intouchable et immortel.

Puis le public chantera en chœur Rêver mieux, tirée de l’album du même titre, la toute nouvelle Il y a tant à faire et un grand succès, Parapluie, sous un éclairage concept. Daniel Bélanger le félicite : « Ce n’est pas facile d’arriver ainsi, de milieux différents et d’être en mesure de produire un aussi bel ensemble de voix. »

Son, visuel, tout y est

Accompagné d’un guitariste, d’un bassiste, d’un batteur, d’un claviériste « et beaucoup, beaucoup plus », il y a place à la complicité et au dynamisme sur scène. Le chanteur exprime, entre autres, ses sentiments d’amitié envers Alain Quirion aux effets sonores et membre de Zébulon, avec qui il entretient « une drôle de relation depuis le jour où il a cogné à ma porte en me priant de bien vouloir le prendre dans le groupe », dit-il.

Ensemble, les membres du groupe font entendre au public leurs talents musicaux entre improvisations, mélodies, solos, percussions de part et d’autre de la scène, allant même jusqu’au contrôle d’ondes sonores pour reproduire le matériel des six albums. Spoutnik et ses six milliards de bruits atmosphériques mettent plus d’un spectateur dans un état contemplatif.

Gestuelle, projections, éclairage varié, touche d’humour… Tous ces éléments assemblés apportent en salle une ambiance plaisante. L’expertise en graphisme permet de mettre du visuel sur les paroles poétiques de Daniel Bélanger.

Bref, avec tout cela mis en commun, l’expérience invoque pour plusieurs nostalgie, plénitude, tristesse, amour et liberté. Surtout, le bonheur est palpable dans l’audience! À 22 h 22, en guise d’au revoir et de remerciement, le chanteur laisse le public sur les dernières notes de La folie en quatre en rappel, pour la troisième fois.

Ce spectacle, ainsi que plusieurs autres qui auront lieu au cours de l’année, était accessible aux étudiants détenteurs de la Carte blanche. Offerte aux étudiants de l’Université de Sherbrooke au cout de 45 $, cette carte donne accès à deux spectacles du Centre culturel ainsi qu’à plusieurs avantages dans différents établissements de Sherbrooke, comme la Maison du Cinéma et la Brûlerie FARO.


Crédit Photo © La Presse

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