De la nouveauté au Québec : Une profession peu connue

Par Amélie Morin-Bastien

Par l’entremise d’un microprogramme de deuxième cycle qui allie la théorie et la pratique, des étudiants de l’Université de Sherbrooke sont formés afin d’offrir des services en soins spirituels dans les établissements de santé. Cette profession, plutôt nouvelle au Québec, apporte un soutien différent.

La portée des soins spirituels

Les services de la santé peuvent-ils être qualifiés de complets si le personnel médical soigne les blessures physiques, que le travailleur social s’occupe de l’aspect social et relationnel et que le psychologue s’attarde aux aspects comportementaux et cérébraux? Un élément est ajouté pour un service encore plus global : l’intervenant en soins spirituels.

En effet, pour soutenir le patient qui, par exemple, vit un deuil face à sa condition physique ou doit apprendre à vivre en sachant que la mort approche à grands pas, l’intervenant amène un aspect spirituel et religieux en s’intéressant à ce que la personne vit en profondeur. Les patients et l’intervenant voient ensemble, d’un œil spirituel, comment aborder les impacts de la maladie sur leur vie.

L’essence du microprogramme

Basé sur la méthode action/réflexion, le microprogramme de deuxième cycle met beaucoup l’accent sur l’apprentissage par la pratique. Le stage clinique est une formation non confessionnelle qui forme des professionnels outillés pour intervenir dans un contexte de pluralisme religieux.

Les étudiants participent à une diversité d’activités et prennent de l’expérience en intervenant de façon directe avec les personnes dans les milieux hospitaliers, en effectuant des lectures et des travaux ainsi qu’en présentant des entretiens écrits de leurs interventions dans des séminaires de compte rendu. Les connaissances psychologiques, théologiques, spirituelles et cliniques sont acquises dans le cadre de séminaires didactiques, alors que les séminaires de relations interpersonnelles favorisent plutôt le partage entre collègues d’expériences personnelles. Finalement, les étudiants rencontrent leur superviseur individuellement afin de discuter de ce qui est vécu au cours du stage.

Dans ce stage clinique, une évolution en symbiose a lieu : si le patient grandit en apprenant à s’appuyer sur ses forces spirituelles intérieures pour faire face à la maladie, on peut en dire autant de l’étudiant qui, au fil des apprentissages, accroit sa compréhension des besoins spirituels et développe également une meilleure connaissance de soi.


Crédit photo © www.aiissq.org

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