De la science politique à la politique politicienne : Portrait de Solange Masson

Par Dorian paterne Mouketou

Grande oubliée du Collectif lors de notre dossier sur les membres de la communauté universitaire se portant candidates et candidats aux élections législatives, Solange Masson a pu donner un peu de son temps pour répondre à nos questions. Découvrez la candidate du Parti québécois dans Saint-François.

Solange Masson est candidate du Parti québécois dans Saint-François. En même temps, elle poursuit sa maîtrise à l’Université de Sherbrooke en Études politiques appliquées. L’ancienne conseillère municipale de la municipalité de Compton est une habituée de la politique, en plus d’être politologue.

Mme Masson a eu la piqûre pour la politique dès sa tendre enfance, venant d’une famille d’indépendantistes. « J’ai été élevée dans une famille politisée. Ça aide beaucoup. On écoutait les nouvelles régulièrement chez moi. Mes parents avaient une opinion politique », nous confie-t-elle. Plus grande, elle a voulu autant comprendre l’univers politique qu’être une actrice dans le domaine. « Quand j’ai eu mes enfants, j’habitais à Compton. J’ai réalisé qu’il n’y avait pas beaucoup d’infrastructures, il n’y avait pas beaucoup de choses qui étaient mises en place pour les familles », dit-elle. Secrétaire de direction à l’Université de Sherbrooke pendant 10 ans, elle s’est lancée dans la politique municipale en tant que conseillère municipale à Compton. C’est là qu’elle a découvert l’univers des politiques publiques.

Parallèlement Mme Masson a fait un retour aux études à 30 ans par soif d’apprentissage, avec quelques questions préalables : « il y a plein de choses qu’on a besoin de comprendre. Comment ça fonctionne? Qui décide? Pourquoi y a-t-il une loi? ». Cette quête du savoir l’a poussée à s’inscrire au baccalauréat en politique publique de l’École de politique appliquée.

Péquiste de naissance, péquiste de carrière!

Solange Masson a voulu se mettre à l’épreuve. Venant d’une famille de péquistes, elle a voulu, par sa formation, confirmer si ses convictions politiques n’étaient pas biaisées par l’éducation que lui ont inculquée ses parents. Sa formation en sciences politiques lui a permis de confirmer qu’elle a des valeurs sociales-démocrates. Elle a évidemment embrassé de facto la cause de l’indépendance du Québec. « Pour moi, la souveraineté, c’est vraiment une évidence. C’est la solution à plein de problèmes qu’on vit au Québec », martèle-t-elle.

Le 17 septembre dernier, elle s’est livrée à un débat politique organisé par Les Provinciales, l’émission de la radio CFAK qui couvre la campagne électorale.


Crédit Photo @ La Tribune

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