De l’expérience à la passion

Sport_Keven Belouin_prise sur facebook1Comment continuer les profils d’athlètes du Vert et Or en omettant de mentionner le nom de Keven Belouin, un finissant en enseignement de l’éducation physique et membre du Vert et Or depuis maintenant trois ans.

Jonathan Tremblay

Après une année d’accomplie à son baccalauréat, en août 2011, Keven a pris une décision qu’il n’a nullement regretté depuis : aller s’acheter des souliers à crampons et sauter sur un terrain de rugby. Étant un jeune homme en santé et ayant une bonne condition physique, ce n’était qu’une question de formalité pour qu’il soit accepté dans le club.

Il ne lui fallu qu’une saison universitaire parsemée de blessures dans la deuxième division et une saison au niveau civile afin d’acquérir l’expérience nécessaire pour faire partie de l’alignement de départ du club de première division à l’automne 2012.

Cette saison a été marquante pour lui, car il a grandement contribué à l’équipe par son implication au niveau des activités de financement, par sa fulgurante amélioration et par ses performances en offensive. Même s’il n’a marqué aucun essai, le rugby se calcule par bien plus que des points produits, et chose certaine, son niveau de jeu en a épaté plusieurs. Il a d’ailleurs obtenu le titre de « meilleur joueur arrière » lors de sa deuxième saison civile avec les Abénakis, ainsi que celui de joueur par excellence de la finale de la deuxième division.

En plus de devenir un joueur important dans l’entourage du club de rugby Vert et Or, le rapide ailier utilise son sens de la pédagogie à bon escient. Dès sa première saison achevée, Keven avait entrepris un cours d’entraineur et il cumule désormais les succès saison après saison avec les jeunes filles qu’il dirige dans l’école secondaire Le Salésien. Deux fois champions de saison et le même nombre de conquêtes en séries éliminatoires dès ses débuts à titre d’entraineur.

« Sérieusement, je m’amuse plus quand j’entraine que lorsque je joue. Voir les joueuses se développer me donne des frissons. J’apprends tellement en les regardant jouer, il y a même des feintes que j’incorpore à mon jeu grâce à elles. C’est gratifiant de leur donner la piqûre et d’en voir certaines percer l’alignement de Team Québec et de Team Canada. »

Plus récemment, l’athlète de 22 ans ressentait encore le besoin de découvrir et de faire face à une nouvelle discipline. Une opportunité s’est offerte à lui lorsqu’une amie lui a suggéré de faire du cheerleading. Il s’est donc joint à la troupe du Vert et Or au moment où un athlète s’est blessé et ne pouvait plus participer à la chorégraphie.

Selon lui, le rugby et le cheerleading partagent beaucoup de valeurs semblables ; le respect de l’adversaire et la confiance qu’il doit avoir en ses coéquipiers. Néanmoins, le sentiment compétitif est loin d’être le même. Il apprécie le fait d’encourager les autres équipes et de les féliciter après leurs performances. Les deux sports sont d’excellents compléments pour ce qui est de son entrainement ; un lui apporte un physique plus puissant et l’autre augmente ses capacités cardiovasculaires.

De l’expérience à la passion

Gagner sa place dans une équipe de l’Université demande beaucoup de sacrifices et d’investissements, alors ne le cherchez plus durant ses temps libres. L’entrainement physique fait partie de son quotidien, deux fois plutôt qu’une, car il en sera vraisemblablement à sa dernière saison universitaire, en plus d’avoir comme projet d’entamer une maîtrise et de poursuivre ses démarches afin de développer une équipe de rugby masculine au Salésien.

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