Deadpool 2 : Marvel vise dans le mille pour une troisième fois consécutive

Par Élizabeth Dubé

Loin de s’asseoir sur ses lauriers, l’industrie Marvel révélait vendredi dernier son plus récent film, Deadpool 2. Il s’agit du troisième film à paraitre en quelques mois pour le géant cinématographique. Les amateurs étaient nombreux à la Maison du cinéma de Sherbrooke, impatients de découvrir si le film allait se montrer à la hauteur de ses prédécesseurs.

Résumé

Deux ans après les événements du premier film, Wade, alias Deadpool (Ryan Reynolds), est devenu un mercenaire. Utilisant son mythique sens de l’humour et son don de guérison, il traque les criminels sans merci. Un jour où son sarcasme dépasse l’entendement, un baron de la drogue décide de se venger et attaque son appartement. Au cours du combat, sa femme, Vanessa Carlysle (Morena Baccarin), est assassinée d’une balle en plein cœur. Rongé par la culpabilité, il tente de mettre fin à ses jours. Son pouvoir le rendant immortel, il sombre dans un cercle vicieux en décuplant ses tentatives. Colossus, son vieil ami, le rapatrie au manoir où il tente de l’aider à surmonter son deuil en se joignant à l’équipe des X-men.

À travers sa quête de rédemption, Wade sera amené à faire des choix difficiles et devra aller à l’encontre de son tempérament habituel en tentant de sauver plutôt que de tuer. Firefist (Julian Dennison), un adolescent mutant meurtri par la vie et abandonné de tous, se retrouve bien malgré lui au cœur de l’intrigue. Lorsque Deadpool le rejette à son tour, l’adolescent perd foi en l’humanité et cherche à se venger du directeur de l’orphelinat qui l’a maltraité toute son enfance en raison de ses pouvoirs destructeurs.

Finalement, Cable (Josh Brolin), un mutant cybernétique venu du futur, tente de tuer Firefist qui, une fois adulte, devient en dangereux meurtrier qui assassine des familles entières pour son propre plaisir. Deadpool, quant à lui, cherche à réparer son erreur en sauvant l’adolescent avant qu’il ne tue son ancien directeur et prenne goût au meurtre. Pour ce faire, il crée la X-Force; équivalent des X-men sans toutes les règles qui les caractérisent. Chacun à leur manière, les différents protagonistes évolueront dans l’aventure avec leur propre vision de la justice et des sacrifices à faire pour l’atteindre.

Un mercenaire au cœur tendre et à l’humour douteux

Après un seul week-end d’exploitation, Deadpool 2 bondit au sommet du box-office nord-américain avec des recettes de 125,5 millions de dollars, dépassant Black Panther et Avenger : Infinity War. Le plus récent film confirme à son tour le succès retentissant sur lequel plane l’industrie Marvel depuis le début de l’année 2018.

Équilibre parfait entre humour et violence, le film renferme toutefois un concept plus profond. Entre l’ironie et le sang, Deadpool 2 révèle les embûches que peut comprendre la quête du bien. Alors que nombreux sont ceux qui reculent face aux sacrifices qu’elle comprend, l’antihéros évolue, pour sa part, en équilibre sur la frontière entre le bien et le mal. Contrairement aux X-men qui renonce à toute forme de violence, Deadpool montre qu’il faut parfois aller à l’encontre de la loi naturelle des choses pour faire ce que l’on croit juste.

Un second film de trop?

Le film est drôle à souhait et bien scénarisé, l’humour sadique du protagoniste est une fois de plus au rendez-vous et mène l’intrigue. L’histoire est plus recherchée que celle du premier film. Entre autres, le film n’est pas uniquement composé de scènes de violence où du sang et des membres mutilés fusent de toute part. Bien qu’il fasse partie de l’essence même de l’antihéros de Marvel, ce n’est pas seulement sa soif de vengeance qui guide ses actions, mais une réelle quête. Ce qui donne un sens à la venue du second film.

Par contre, Deadpool 2 ne révolutionnera pas l’industrie cinématographique comme l’ont fait Black Panther et Wonder Woman. Il n’alimentera pas non plus de débats d’actualité. Néanmoins, son scénario cru et ses répliques ironiques en divertiront plusieurs et occuperont la soirée de plus d’un Québécois.


Crédit Photo @ 20th Century Fox

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