Par Jessica Samario

Le ministre de l’Environnement cherche des solutions pour remédier aux problèmes de consigne et de collecte sélective au Québec.

Au Québec, il y a un système de consignation de bouteilles et de canettes pour les boissons gazeuses depuis longtemps. Cela encourage les clients à faire le recyclage de celles-ci en ayant 5 sous par item en retour. Les autres produits les plus consommés sont les bouteilles d’eau ainsi que les bouteilles de bière et de vin, où il n’y a pas de projet de consignation pour l’instant.

L’idée de consignation de bouteilles de vin cause un grand débat entre les compagnies de l’industrie alimentaire et les organismes environnementaux. David Heurtel, ministre de l’Environnement, a voulu créer un projet de loi dans cette direction au mois de mai dernier, mais celui-ci a été rejeté. Les grandes entreprises, telles que Nestlé, ont créé un lobby anticonsigne, car le projet leur serait trop dispendieux. Les compagnies doivent payer elles-mêmes la totalité des coûts de service de collecte sélective pour les contenants, tels que les bouteilles, ainsi que leur emballage. En 2013, 135 millions de dollars a été dépensé à cet effet. Les épiceries ne veulent pas ajouter un autre produit consigné à leur liste par peur des coûts trop élevés.

Louise Fecteau, porte-parole du regroupement bac+, affirme que les bouteilles de vin sont l’équivalent de 50 % du verre de nos bacs de recyclage. D’ailleurs, en supprimant une telle quantité de verre de la collecte sélective, le volume requis ne serait pas atteint pour leurs subventions des entreprises.

La SAQ  (Société des alcools du Québec) explique qu’il coûterait environ 115 millions de dollars  pour instaurer un réseau de dépôts ainsi que des stands pour la consigne de 200 millions de bouteilles par année, en plus des coûts d’exploitation et de transport. Cette installation pourrait  aussi créer 35 000 tonnes de dioxyde de carbone par année.

Ailleurs dans le pays, cette question est déjà réglée et les commerces reprennent eux-mêmes les bouteilles et contenants vides. La province de l’Alberta consigne la plupart des contenants de boissons, allant jusqu’à ceux qui contiennent le lait. Au Canada, les seules provinces où les bouteilles de vin ne sont pas consignées sont celles du Québec et du Manitoba. Une majorité des bouteilles qui passent dans la collecte sélective se retrouvent cassées dans la chaîne de tri. Cela engendre un autre problème, car le verre étant cassé contamine le reste des matières recyclables. Le gouvernement du Québec doit trouver une solution, car consigne ou pas, les bouteilles de verre posent problème.

David Heurtel fait présentement de la recherche pour trouver différentes solutions, car le verre coloré doit être traité différemment, ce qui rajoute une complication au projet. Il travaille aussi sur la consignation des contenants de plastique pour améliorer les habitudes environnementales au Québec.

Les bouchons de liège

D’autre part, les  bouchons de liège doivent aussi être recyclés! Le liège a beaucoup d’utilités. En le recyclant, on peut permettre de créer des isolants pour la maison, des objets de décoration, des semelles de chaussures, des sous-plats, etc. De plus, le recyclage évite que les matériaux se retrouvent au dépotoir pour ensuite émettre de l’émission de gaz à effet de serre. L’Atelier du vin de Granby récupère le liège et incite les restaurants à faire pareil! Il est aussi possible de rapporter ses bouchons de liège à l’Écolo boutique de Sherbrooke. Le matériel est récupéré pour ainsi créer des œuvres d’art qui sont exposées en magasin.

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