Demain des hommes : Parallèle avec les réalités des joueurs de la Ligue junior majeur du Québec

Par Maude Ranger

La série Demain des hommes, diffusée sur les ondes d’ici Radio-Canada suit le quotidien de l’équipe de hockey des Draveurs de Montferrand. La série connaît un fort succès auprès des Québécois et Québécoises. L’équipe du Collectif a eu le privilège de discuter de celle-ci avec Alex-Olivier Voyer, joueur des Phoenix de Sherbrooke, et d’en apprendre un peu plus sur le quotidien des joueurs de la ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ).

Demain des hommes

La série québécoise Demain des hommes a été écrite par Guillaume Vigneault. L’auteur nous fait découvrir l’univers du hockey junior dans une région éloignée du nom de Montferrand. Vous pouvez reconnaître à l’écran des acteurs tels qu’Émile Proulx-Cloutier, Normand D’Amour, Joey Scarpellino (Zack Walker), Antoine Pilon (Jean-Sébastien Labelle) et bien d’autres.

Demain des hommes : réalités?

« La série reflète les réalités des joueurs de la LHJMQ, mais de manière beaucoup plus dramatique. En fait, la plupart des histoires se sont probablement toutes déjà passées, mais sur différentes années, pas en une semaine, peut-être plus une fois aux deux ans ». -  Alex-Olivier Voyer

Ces situations, comme celle de Jean-Sébastien Labelle qui doit subvenir aux besoins de sa famille, une personnalité forte comme Zack Walker et des joueurs ayant une pression extérieure telle que le personnage de Maxime Richer, sont toutes des histoires connues au sein de la LHJMQ.

Le joueur du Phoenix de Sherbrooke précise que la série est davantage comparable à des équipes dites « petit marché » telles que celles de Val-D’or, de Baie-Comeau et d’Acadie-Bathurst. Les joueurs de ces équipes ont un plus grand impact sur la  ville en comparaison à des équipes de Québec ou de Halifax où nous retrouvons de diverses attractions. Toutefois, Alex-Olivier mentionne que peu importe où ils sont, les joueurs se doivent de préserver une belle image, puisque le monde du hockey est petit et que tout le monde se connaît !

Un autre élément de ressemblance est l’ambiance, les tensions et relations entre les joueurs de la série qui se rapprochent de celles entre les joueurs de la LHJMQ. « Nous sommes un groupe de jeunes adolescents, donc c’est sûr qu’il y a des froids, mais lorsqu’une situation comme celle-là arrive, je crois que c’est toujours en pensant à l’équipe. Quand un leader se lève, c’est pour les bonnes raisons. On le voit dans la série quand Labelle dit à Walker de changer » explique le joueur du Phoenix.

Dans la série, nous remarquons que certains joueurs des Draveurs doivent combiner travail et hockey. Toutefois, Alex-Olivier rapporte que les joueurs de la LHJMQ n’ont pas à travailler pendant la saison.  Les équipes de la LHJMQ s’occupent des frais liés au logement (pension), à l’épicerie, au gaz et à l’équipement. En plus, les joueurs obtiennent un « salaire » sous forme de bourses d’études afin de combler leurs dépenses pour la semaine.

Sacrifices et défi

Être un joueur de hockey dans la LHJMQ demande des sacrifices. Les horaires stricts, les séances d’entraînement, l’éloignement familial, etc. ; chaque joueur doit faire des concessions afin de performer. « Nous avons une vie de jeune à vivre, mais nous ne pouvons pas sortir tous les soirs comme certains de nos amis. Il y a du temps pour avoir du fun, il faut juste savoir les saisir et savoir quand avoir le pied sur l’accélérateur dans le gym et sur la glace » mentionne Alex-Olivier. Contrairement aux faits présentés dans la série, les joueurs ne peuvent pas se permettre de sortir quotidiennement.

Selon lui, l’un des gros défis est vraiment de combiner études et hockey. Depuis cette année, tous les joueurs des Ligues de hockey canadiennes doivent fréquenter un établissement scolaire. Bien évidemment, les joueurs peuvent avoir certains passes-droits dus à leur horaire chargé, mais chaque joueur doit aller à l’école, explique Alex-Olivier. Les joueurs peuvent même avoir à leur disposition des tuteurs, payer par l’équipe, s’ils ont des difficultés dans leurs études.

« Nous avons beaucoup de ressources. Nous ne sommes jamais laissés à nous même. Le but est de gagner des matchs, alors l’équipe est prête à nous aider si nous avons des problèmes. »
- Alex-Olivier Voyer

Après le hockey ?

Pour Alex-Olivier, son objectif premier est de continuer de percer au hockey. Ayant toujours eu de l’intérêt envers l’école, il sait qu’après le hockey, plusieurs opportunités vont se présenter à lui : «  Je n’ai pas de plan B précis, mais si ça ne marche pas au niveau professionnel, je vais aller jouer au niveau universitaire, je vais continuer mes études tout en jouant au hockey. » Il étudie présentement en Sciences humaines profil administration et aspire vers des études dans les domaines de la finance, de l’entrepreneuriat ou du marketing.

Semaine d’entrainement

Alex-Olivier explique que tous les joueurs ont un couvre-feu à 22h00, tous les soirs de la semaine. Ils se rendent à l’aréna vers 7h30-8h00 pour des rencontres d’équipes et des séances vidéo. En début de semaine, nous avons des entraînements sur glace d’une durée de 1h30-2h00. Plus la semaine avance, moins les pratiques sont longues, soit d’environ 1h15 et plus spécifiques, soit avec la pratique des systèmes de jeux.

Bon début de saison pour le Phoenix de Sherbrooke

Se situant au huitième rang du classement de la LHJMQ, l’équipe sherbrookoise répond aux objectifs fixés et est satisfaite de son début de saison. « L’équipe est composée de beaucoup de jeunes joueurs, mais les entraîneurs et le bon groupe de vétérans contribuent aux succès de l’équipe » Alex-Olivier Voyer

Prochains matchs à domicile :

Vendredi 30 novembre 19h00 contre les Wildcats de Moncton

Dimanche 1er décembre 15h00 contre les Tigres de Victoriaville

Samedi 8 décembre 15h30 contre l’Océanic de Rimouski


Crédit Photo @ Tou.tv

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