Bermuda était en prestation le 1erseptembre dans le cadre des spectacles pop-up de la rentrée. – Crédit: Arrière cours       

Dominique Claire Gagnon est la boule d’énergie et la femme derrière le projet BermudaLa diplômée de l’UdeS a toujours été une grande impliquée, et elle se sert maintenant de son talent musical pour mener des luttes engagées sur des enjeux sociaux qui lui tiennent à cœur.  

Par Samuel Rhéaume 

Le premier album de Bermuda est paru le 3avril dernier, en plein dans les balbutiements d’une période de confinement généralisé et tout juste avant un printemps qui allait bientôt patiemment nous réchauffer de sa lumière nouvelle tant attendue. Et si Dominique et les membres de son groupe étaient incertains quant au succès de leur EP, ils ont rapidement été grandement choyés par la réception du public.  

«Nous espérions un succès pour l’album, mais je pensais qu’il allait passer dans le beurre. Puis on a commencé à se faire connaître grâce à différentes petites étapes que je pouvais apprécier encore plus parce que je n’avais aucune attente au départ», lance-t-elle candidement.  

Étant donné le contexte actuel, les artistes ont  faire preuve de créativité quant à la présentation de leur art. Dominique, accompagnée de son réalisateur Alexandre Lapointe, décidé de faire un lancement numérique en prenant soin de parler de l’album entre les chansons.  

Le single Beach Bodé a été très largement popularisé grâce à son entrée parmi une kyrielle de palmarès, dont le populaire6 à 6 de CKOI. Cette chanson propose de rendre hommage aux corps en y allant d’une ode à la confiance et la diversité. On peut y entendre qu’il «y’a rien d’plus beau qu’un corps qui s’aime» 

Diplômée UdeS  

Dominique a été impliquée dans plusieurs projets au cours de son passage à l’UdeSLa détentrice d’un baccalauréat en psychoéducation a vécu la vie de campus à fond.  

«Je revenais d’un long voyage, et en entrant à l’Université de Sherbrooke, je me sentais prête pour me lancer dans tout!»  

C’est effectivement ce qu’elle a fait. Elle a essayé des sports intramurosété présidente de comité, s’est lancée dans la ligue d’improvisation (elle qui n’en avait jamais fait auparavant), et bien sûr eu la chance de jouer de la musique avec un groupe de membres de son programme : Les PédagogosNotons d’ailleurs que le groupe a remporté le Battle of the Bands du carnaval de la FEUS.  

«La musique était un sideline pendant mes études, mais je pratiquais pour jouer partout où je pouvais», avoue-t-elle.  

C’est aussi en quelque sorte ça qui l’amenée à jouer avec son copain dans De la Laine pis dla Barbe. C’est là que Dominique a découvert qu’elle aurait envie de faire de la musique dans la vie.  

L’École nationale  

 Dominique a pris la décision de s’inscrire à l’École nationale de la chanson, d’où elle est maintenant diplômée, et nen retire que des bons moments.  

«L’expérience d’un an a complètement changé ma vie, c’était extraordinaire. Ça m’a permis de savoir comment dire ce que je voulais dire et surtout quoi dire. Ç’a été une bonne manière de me positionner dans l’univers musical», avance-t-elle.  

Elle a participé à la 52eédition du Festival international de la chanson de Granby qui s’est tenue du 18 au 29août dernier de manière virtuelle.  

«C’était un peu comme une expérience de télévision étant donné le contexte virtuel. C’était une super belle expérience», avoue-t-elle.  

À la lumière de sa performance, Bermuda a mis la main sur six prix sur un total de 21 remis lors de cette présente éditionSa musique nous invite tous collectivement à nous sentir mieux avec nous-mêmes et les autres, à une époque où nos liens sociaux se font plus difficiles. Bermuda arrive à point sur la scène musicale québécoise, et Dominique nous promet que les prochaines chansons permettront de promouvoir l’égalité et l’inclusion. 

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