ash and bloomC’est exactement le sentiment qui m’a habité durant cette soirée. Alors que je voyais mes chances de passer une soirée agréable s’envoler en poussière en contemplant la pièce vide, mon petit cœur se fit vite remplir de fleurs et d’amour pour le duo ontarien Ash and Bloom, au moment où j’entendis les premiers accords.

Jonathan Tremblay

Jeudi, le 19 juin dernier, j’ai eu la chance d’assister à un spectacle des plus saisissant. J’ai eu la peur de ma vie lorsque je suis entré à la Petite Boîte Noire, à l’heure indiquée sur l’invitation, et qu’il n’y avait personne. Personne sauf le barman, un des proprios, le technicien sonore, et deux gars bien relax, hipsters moyens, qui préparaient leurs instruments.

Le temps passait, mes yeux se fermaient tranquillement, j’y croyais difficilement. Je me suis à un certain point demandé si je m’étais déplacé pour rien. S’il y aurait bel et bien un spectacle. Huit jeunes pénétrèrent dans la salle agrémentée de charmantes chandelles et les premières notes résonnèrent.

J’ai été saisi. Les deux hommes provenant d’Hamilton (Matt et James), réussissaient parfaitement à transmettre l’émotion qu’ils désiraient faire ressortir de leurs chansons. Chaque intervention avec le public se voulait pertinente et drôle, ce qui est primordial afin de bien combler les silences. Les explications qu’ils offraient avant chaque chanson permettaient de parfaitement saisir le sens des paroles et leur mood au moment de l’écriture.

Durant quelques chansons, on avait l’impression qu’ils étaient quatre sur scène, tellement c’était impressionnant de voir et d’entendre les deux chanteurs jouer deux instruments à la fois. Leur diversité de chansons enjouées et de chansons d’amour nous fait passer des larmes au sourire fendu jusqu’aux oreilles en l’espace de deux secondes.

La prestation nous a empli les oreilles des chansons de leur tout nouveau CD, Let the Storm Come, ainsi que de certains succès de Van Halen, Bruce Sprinsteen et Simon & Garfunkel. Un style musical folk assurément influencé par ces derniers, qui interprétaient des succès tels que The Sound of Silence et Mrs. Robinson durant les années 60.

Leur album Let the Storm Come est maintenant disponible sur Itunes pour la modique somme de 9,99 $. (Il joue d’ailleurs à répétition dans ma voiture depuis le soir même du spectacle.) Mon coup de cœur va à You need more than love, une chanson qui nous explique que, dans la vie, il faut parfois laisser aller les êtres aimés lorsqu’ils ne savent nous remettre cet amour en retour.

Fait à noter, une de leur fan d’Hamilton était présente dans la salle ce soir-là, résultat d’une pure coïncidence, alors qu’elle se retrouve ici pour un échange de quelques semaines. Matt et James furent généreux de leur temps après le spectacle, en prenant soin de parler à toutes les personnes présentes à La Petite Boîte Noire, avant d’ainsi poursuivre le reste de leur tournée canadienne.

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