Des étudiants et des professionnels de l’UdeS s’unissent contre la COVID-19

Une équipe composée d’étudiants en génie de l’Université de Sherbrooke et de professionnels multidisciplinaires de la région a réussi à créer un prototype de respirateur artificiel en un temps record de huit jours. L’appareil pourrait répondre rapidement aux demandes occasionnées par la pandémie actuelle. 

Par Martine Dallaire

 

Un concours à l’origine d’une invention

C’est dans le cadre d’un concours lancé par la Fondation de l’Hôpital général de Montréal que l’équipe sherbrookoise a produit cet équipement médical, alliant à la fois efficacité et faible coût, deux critères exigés par les organisateurs du concours. L’objectif ultime du concours étant de parer à une possible pénurie d’équipements destinés à la ventilation artificielle de patients en milieu hospitalier, le délai constitue un enjeu important, compte tenu la situation actuelle.

 

Une union interinstitutionnelle

L’équipe compte plus de quarante membres, dont des inhalothérapeutes, des médecins, de même que des infirmiers cliniciens et des étudiants de niveau universitaire. Et, fait inusité, les étudiants des universités de Sherbrooke et Bishop’s ont décidé de faire front commun dans le cadre de cette compétition. 

 

Rapidité, efficacité et faible coût : tout un défi !

Signe de leur efficacité, les membres de l’équipe sont parvenus, en moins de huit jours, à créer un respirateur fonctionnel à faible coût, malgré les exigences sévères imposées aux participants. 

 

Des projets en provenance du monde entier en lice

Des milliers d’équipes à travers le monde entier se sont inscrites au concours, dont la date limite pour soumettre un projet était le 31 mars dernier.

 

Un test et un processus d’homologation en cours

Des médecins et des inhalothérapeutes ont testé le prototype sur un poumon artificiel dans les laboratoires du Cégep de Sherbrooke, dans un contexte très proche du milieu clinique. Ce dernier s’est avéré assez concluant pour procéder à l’envoi du projet aux organisateurs du concours. Le groupe de chercheurs est présentement en contact avec les autorités gouvernementales fédérales et provinciales pour l’obtention des homologations requises. Puisque le prototype est très sécuritaire, les membres de l’équipe espèrent que les formalités à ce sujet seront terminées le plus rapidement possible, en raison de l’émergence de la crise. 

 

Du soutien de la part des entreprises régionales

Plusieurs entreprises estriennes se sont montrées intéressées à participer à la fabrication de pièces pour le respirateur artificiel afin d’être en mesure de répondre à la demande croissante. Selon un membre de l’équipe, le niveau de production serait assez élevé pour permettre la livraison de 1000 respirateurs par semaine.

Selon les conditions actuelles, le prototype se vendrait moins de 5000 $, ce qui constitue une aubaine. Rappelons que les respirateurs artificiels sont essentiels pour prendre en charge les patients les plus gravement atteints par la COVID-19, puisque ces derniers souffrent de détresse respiratoire aigüe, une affection parfois mortelle caractérisée par l’incapacité des poumons à fournir suffisamment d’oxygène aux organes vitaux du corps.

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